« Love Life » : lendemains de tragédie
Avec son dixième long-métrage, Kōji Fukada s’impose dans le cinéma japonais.
dans l’hebdo N° 1762 Acheter ce numéro

© Love Life Film Partners / Comme des cinémas
Au début, la situation est somme toute banale. Lors d’une réunion de famille, le père de Jiro s’en prend vivement à sa bru, Taeko (Fumino Kimura), parce que, quelque temps auparavant, elle a pris la place de celle qui devait se marier avec son fils (Kento Nagayama). Elle est pour lui illégitime, d’autant que Taeko n’a pas encore « donné » d’enfant à Jiro (dixit les grands-parents), son fils, Keita (Tetta Shimada), étant né d’une précédente union. Puis le psychodrame laisse place à une atmosphère plus apaisée, parce qu’on célèbre malgré tout les 65 ans du grand-père et qu’une petite fête a lieu dans l’appartement.
Love Life est le dixième long-métrage du quadragénaire Kôji Fukada, qui, à l’instar de Ryūsuke Hamaguchi, occupe une place de plus en plus importante dans le cinéma japonais. Comme dans certains de ses films précédents – Sayōnara (2015), Harmonium (2016), Le Soupir des vagues
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