« Come Around and Love Me », tombé du ciel
Le premier album de l’Américain installé à Liverpool est un magnifique coup de maître. Une merveille soul.
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© Rosie Cohe
Dès les premières notes de l’album de Jalen Ngonda, c’est comme si les portes du ciel s’ouvraient pour déverser une pluie miraculeuse. Le morceau, comme l’album, s’intitule « Come Around and Love Me » et enthousiasme tant qu’on ne peut s’empêcher de l’écouter en boucle avant de passer à la suite, qui s’avère faite de la même poussière d’étoile. Tout est agencé à la perfection pour porter la voix haut perchée et un peu éraillée de Jalen Ngonda, le rythme enlevé, les percussions, les cordes soyeuses, les claviers, le saxophone, les chœurs, les accords de guitare tranchants, et cette basse au son rond et velouté qui semble dessiner un chemin voluptueux et délicat au milieu de cette luxuriance.
Si tout cela vient du ciel, c’est sûrement que, là-haut, Marvin Gaye a ouvert un studio d’enregistrement. C’est en tout cas la comparaison qui vient le plus facilement à l’esprit, néanmoins pas le Marvin Gaye politique de What’s Going On : il est
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