Le patron des Jeunes avec Macron, « au chômage pendant la campagne » avec 2 500 euros par mois
Après la diffusion d’une vidéo sur TikTok, Ambroise Méjean, candidat en 20e position sur la liste de Valérie Hayer pour les élections européennes, embarrasse un exécutif s’apprêtant à réformer une nouvelle fois l’assurance-chômage.

© Joël SAGET / AFP
« Mais qu'il est con ! » Ce cri du cœur d'une huile macroniste s'adresse à Ambroise Méjean. Le président des Jeunes avec Macron (JAM) – qui fait campagne pour Valérie Hayer et la liste de la majorité présidentielle pour les élections européennes où il figure à la 20e place –, fait scandale après la publication d'une vidéo sur Tiktok. Le candidat répondait à une question « Salaire VS métier », une tendance sur le réseau social, qui vise à interroger des passants dans la rue sur leur profession et le montant de leur rémunération.
À l'écran, le président des JAM déclare, avec une certaine candeur, qu'il est « au chômage pendant la période électorale » et touche « à peu près 2 500 euros mensuels », donc des indemnités versées par France Travail. La vidéo a été publiée il y a cinq jours et a depuis été relayée sur le réseau X (ex-Twitter) par @AvecLePS, un compte qui se présente comme « citoyen pour l'union de la gauche et l'union des socialistes ».
https://twitter.com/Marme_elade/status/1791378947269107988La déclaration d'Ambroise Méjean face caméra, illustre, il est vrai, le fossé entre le discours officiel méprisant porté par Emmanuel Macron et Gabriel Attal sur les chômeurs au quotidien et les petits arrangements des militants bien placés dans les formations politiques avec France Travail. Le cas Méjean n'est pas isolé. « En général, on essaye de faire en sorte que les collaborateurs ministériels puissent toucher le chômage en les gardant au moins 6 mois, même en cas de remaniement ou autre évènement », confie à Politis un conseiller en place.
La chasse au chômeursPourtant, le président n'a eu de cesse de pointer du doigt les demandeurs d'emplois depuis son premier quinquennat. Dès 2018, le chef de l'État déclarait « je traverse la rue, je vous en trouve » (du travail, N.D.L.R.), à un jeune homme qui lui expliquait qu'il n'en trouvait pas dans le secteur de l'horticulture. En 2021, il menaçait de suspendre les droits de ceux « qui ne démontreraient pas une recherche active » d'emploi. En 2024, rebelote, Emmanuel Macron promet des « règles plus sévères » pour les chômeurs, après la réforme déjà très punitive d'Élisabeth Borne en 2023.
Et ce, malgré les retours désastreux de sa précédente réforme qui a touché de plein fouet les plus précaires. Une politique aux antipodes de ses engagements électoraux de 2017, qui promettaient un droit « universel » au chômage pour
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