« Le Club des enfants perdus » : méfiez-vous de l’enfant sage

Rebecca Lighieri met en scène l’intériorité d’un père et de sa fille qui nourrissent des visions du monde aux antipodes l’une de l’autre, sans qu’ils cessent pour autant de s’aimer.

Lola Dubois-Carmes  • 11 septembre 2024 abonné·es
« Le Club des enfants perdus » : méfiez-vous de l’enfant sage
© Toa Heftiba / Unsplash

Le tragique se mêle au vaudeville et au fantastique pour faire de ce roman dramatique un long poème. Emmanuelle Bayamack-Tam, alias Rebecca Lighieri, raconte l’histoire de Miranda, une femme dans sa vingtaine, plutôt timide, voire franchement terne. Dans sa famille, socialement privilégiée et plutôt fonctionnelle, Miranda n’a souffert de rien, hormis peut-être de la froideur de sa mère.

La première partie du récit est racontée du point de vue d’Armand, le père de Miranda, tâchant désespérément de comprendre sa fille, tandis que la seconde moitié adopte le regard de la jeune femme, étonnamment plus complexe que présumé. Le père, comédien reconnu et heureux de vivre, fait donc face à sa progéniture dépressive, timide et cherchant sa place dans le monde.

Un drame sombre où le malaise côtoie le rire.

Et pour cause. Miranda est secrètement dotée d’un ensemble de pouvoirs assez subtils et imparfaits, consistant notamment à prédire le futur, à se glisser dans la peau des autres et à lire dans leurs

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Littérature
Temps de lecture : 3 minutes