« La Pampa », l’amitié pour toujours
Antoine Chevrollier signe un premier long métrage d’une richesse remarquable.
dans l’hebdo N° 1848 Acheter ce numéro

© Tandem
Père disparu ou père écrasant. Celui de Willy (Sayyid El Alami) est mort d’une maladie il y a quelque temps ; celui de Jojo (Amaury Foucher), son entraîneur pour les compétitions de moto-cross, ne cesse d’être d’une exigence maximaliste sans jamais adresser à son fils un signe d’encouragement. Tel est l’un des motifs agissants de La Pampa, dont plusieurs sont construits en diptyque. Parce que Willy et Jojo, tout juste sortis de l’adolescence, forment un duo inséparable, deux amis à la vie à la mort.
Le premier long métrage d’Antoine Chevrollier est ancré dans un milieu social populaire et dans un territoire qui mêle la douceur de l’Anjou, la beauté et l’âpreté de la Loire. L’univers est masculin, moto-cross oblige, voire masculiniste, illustré par la séquence initiale où priment la montée d’adrénaline et la prise de risque sur une moto.
ÉmancipationMais, à cette donnée première, le film ne va cesser d’apporter de la
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