« Once Upon a Time in Gaza », anti-héros

Dans leur film, les frères Nasser montrent des vies contraintes.

Christophe Kantcheff  • 24 juin 2025 abonné·es
« Once Upon a Time in Gaza », anti-héros
"Once Upon a Time in Gaza" a des allures de polar sous cloche, avec des personnages sans horizon, aux faits et gestes contraints
© Dulac Distribution

Réalisateurs gazaouis en exil, les frères jumeaux Tarzan et Arab Nasser signent avec Once Upon a Time in Gaza un drôle de film. Comme c’était le cas de leurs deux longs métrages précédents, Dégradés (2016) et Gaza mon amour (2021), l’action se déroule dans l’enclave palestinienne – en l’occurrence, en 2007 –, où deux amis, Osama, un dealer débonnaire, et Yahya, un vendeur de falafels, étudiant à ses heures, s’adonnent sans heurts à leur trafic. Qui consiste notamment à dissimuler une pilule de Tramadol dans chaque sandwich.

Le choix du Tramadol est plus qu’emblématique : c’est tout le film, lent et dépressif, qui semble placé sous opioïdes. Pas seulement parce que Yahya et Osama sont désœuvrés et sans autres amis. Quand le premier a une velléité de sortir, d’aller à la plage, le second repousse sa proposition : « Tu vois pas l’ambiance, dehors ? » À intervalle régulier, un plan montre un missile israélien tombant sur un immeuble – en outre, 2007 est l’année où Israël impose un

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes