« Kouté vwa », vivre sans oublier

Un premier long métrage signé par le Guyanais Maxime Jean-Baptiste.

Christophe Kantcheff  • 8 juillet 2025 abonné·es
« Kouté vwa », vivre sans oublier
Kouté vwa parvient, grâce à des scènes du quotidien et sans mysticisme plaqué, à évoquer la présence d’un mort dans la vie de ses proches.
© Spectre Productions

En 2012, à Cayenne, un jeune homme de 19 ans, Lucas Diomar, a été tué en marge d’une fête. Ce meurtre a traumatisé la population guyanaise dans la mesure où il révélait un certain état de la montée de la violence. Dix ans après les faits, le souvenir de Lucas Diomar et de sa disparition tragique est encore très présent dans les mémoires.

C’est alors que Maxime Jean-Baptiste a tourné son premier long métrage, consacré à celui qui était son petit-cousin. Ou plus exactement à ceux qui vivent avec ce souvenir encore très fort en eux. En particulier : la mère de Lucas, Nicole ; un de ses proches amis, Yannick ; et son neveu Melrick, le personnage principal du film. Melrick est un garçon de 13 ans habitant la région parisienne, qui passe ses vacances d’été chez Nicole, sa grand-mère. Tous trois interprètent leur propre rôle.

Kouté Vwa (« Écoute les voix », en français) développe sa fiction sur une solide base documentaire. Le film s’ouvre d’ailleurs sur des images d’archives, celles d’une marche blanche organisée au lendemain du meurtre. Toutes les situations convergent vers cette même question : comment les uns et les autres ont-ils surmonté – ou non – la disparition de Lucas,

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Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes