« Palombella rossa », quand le communisme prend l’eau

Le sixième film politique et sportif de Nanni Moretti est de nouveau sur les écrans.

Christophe Kantcheff  • 2 septembre 2025 abonné·es
« Palombella rossa », quand le communisme prend l’eau
Le 6e film du réalisateur est de nouveau sur les écrans, en copie restaurée. Il est troublant de voir à quel point il résonne avec notre présent.
© Sacher Film / Collection ChristopheL via AFP

Michele, un député communiste italien, devient amnésique après un accident de voiture. Il est embarqué par son équipe de water-polo pour aller disputer un match. La seule chose dont il se souvient, en relisant un hommage qu’il avait écrit à l’adresse d’un camarade mort (tout un symbole), c’est qu’il est communiste : « Io sono comunista », va-t-il répéter. Mais comment ? Qu’est-ce que cela signifie ? Michele peine à en trouver le sens.

Le désarroi des communistes : tel est le sujet central de Palombella rossa, le sixième long métrage de Nanni Moretti, qui y interprète le personnage principal. Le film est de nouveau sur les écrans, en copie restaurée. Il est troublant de voir à quel point il résonne avec notre présent – si l’on élargit l’acception du mot « communisme » à celui de « gauche ». Déjà, Palombella rossa était en avance : sa sortie en France en novembre 1989 était synchrone avec la chute du Mur. Quand le cinéma anticipe des

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes