« Palombella rossa », quand le communisme prend l’eau
Le sixième film politique et sportif de Nanni Moretti est de nouveau sur les écrans.
dans l’hebdo N° 1878 Acheter ce numéro

© Sacher Film / Collection ChristopheL via AFP
Michele, un député communiste italien, devient amnésique après un accident de voiture. Il est embarqué par son équipe de water-polo pour aller disputer un match. La seule chose dont il se souvient, en relisant un hommage qu’il avait écrit à l’adresse d’un camarade mort (tout un symbole), c’est qu’il est communiste : « Io sono comunista », va-t-il répéter. Mais comment ? Qu’est-ce que cela signifie ? Michele peine à en trouver le sens.
Le désarroi des communistes : tel est le sujet central de Palombella rossa, le sixième long métrage de Nanni Moretti, qui y interprète le personnage principal. Le film est de nouveau sur les écrans, en copie restaurée. Il est troublant de voir à quel point il résonne avec notre présent – si l’on élargit l’acception du mot « communisme » à celui de « gauche ». Déjà, Palombella rossa était en avance : sa sortie en France en novembre 1989 était synchrone avec la chute du Mur. Quand le cinéma anticipe des
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