« Nancy-Saïgon », la guerre à hauteur d’homme
Dans ce roman mêlant archives personnelles et fiction, Adrien Genoudet met en scène ce qui se joue derrière la correspondance d’un couple dont l’époux est parti se battre au Vietnam pendant la guerre d’Indochine.
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© Bénédicte Roscot
Véritable roman historique, Nancy-Saïgon est un récit qui prend le lecteur par la main pour l’emmener au Vietnam suivre une garnison française, au plus près de la guerre d’Indochine. Pour ce faire, l’auteur entame l’histoire en 2020, en pleine pandémie. Édith, la fille aînée de Simone, assiste alors à l’excavation de sa mère pour faire de la place dans le tombeau familial. Une excavation littérale qui prendra petit à petit un tour métaphorique. À cette occasion, l’on découvre que l’áo dài porté par le corps, une robe traditionnelle vietnamienne, est encore en parfait état.
Cette tenue sera le fil rouge du roman à partir du moment où Édith, que l’on devine assez seule et qui a toujours été marginalisée par le reste de la famille, contacte son neveu, le narrateur, pour lui en parler. Elle décide dans la foulée de lui envoyer la robe ainsi qu’un carton de lettres sur lequel est inscrit « Nancy-Saïgon », qui « pourrait [l]’intéresser », lui ce Parisien confiné vivant dans le quartier asiatique de la capitale. S’ouvre ainsi une plongée dans la correspondance entre Simone, restée à Nancy, et son premier époux, Paul, également père d’Édith, parti au front en tant qu’officier en 1949.
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