« Pompei Sotto le Nuvole », la menace du volcan
Gianfranco Rosi filme Naples entre passé et présent, entre nuages et espoir.
dans l’hebdo N° 1889 Acheter ce numéro

© Météore Films
Naples, le Vésuve, Pompéi. Trois noms qui relèvent du mythe. On n’y installe pas sa caméra, comme l’a fait Gianfranco Rosi, comme s’il s’agissait de terres vierges de représentations et de cinéma. C’est sans doute pourquoi son documentaire est troué à deux ou trois reprises par des extraits d’œuvres du passé : le célébrissime Voyage en Italie (1954) de Roberto Rosselini, ou Les Derniers Jours de Pompéi (1913) de Mario Caserini et Eleuterio Rodolfi.
Le poids de l’histoire y est tout aussi impressionnant. Il y faut un certain aplomb pour filmer au présent. Suivre l’activité d’une équipe de pompiers permet de s’y tenir. C’est le fil rouge de Pompei sotto le nuvole (« Pompéi sous les nuages ») : nous sommes dans la cellule d’écoute des pompiers, là où ils reçoivent les appels, de tous ordres, des habitants. Souvent effrayés parce qu’un tremblement de terre vient d’avoir lieu, ou en pleine crise de violences conjugales, ils appellent au secours ou pour être rassurés.
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