« Lézardes », libres caractères
Hélène Frédérick développe une philosophie de vie autour du métier de correctrice.
dans l’hebdo N° 1893-1895 Acheter ce numéro

« Le bon correcteur, pour espérer être infaillible, doit sans cesse douter, même de ce qu’il croit savoir avec certitude. Ce détail t’a séduite d’emblée. » C’est à elle-même que la narratrice de Lézardes se parle, alter ego de l’autrice. Après avoir publié trois romans, Hélène Frédérick se serait-elle lancée dans un livre de conseils pour être une bonne correctrice (de presse), le métier qu’elle exerce ?
Pas vraiment. Il est vrai que son texte ne cesse de tourner autour de cette activité. Mais elle en tire tous les fils : professionnels, historiques, biographiques, politiques… Et signe ainsi, mine de rien, un bréviaire léger et profond, sans prétention bien que s’y déploie une philosophie de vie. Sans doute le fait qu’il cristallise un certain nombre de paradoxes – du moins en apparence – joue-t-il en ce sens.
"Langue-corps"Par exemple, l’autrice entre dans le métier quand celui-ci est promis, peu ou prou, à disparaître, nouvelles technologies obligent. Mais beaucoup de ses aspects résonnent en elle avec ce qu’elle a connu
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Malgré Angoulême, fêter la BD malgré tout
« Viens Élie », l’arbre et la forêt
« Trop tard », l’extrême droite à la sauce Popeye