« Chimère », identités contrariées

Ce thriller atypique signé Julie Wolkenstein sonde les effets des histoires tues et la difficulté à saisir l’autre sous toutes ses facettes.

Lola Dubois-Carmes  • 16 janvier 2026 abonné·es
« Chimère », identités contrariées
L’intrigue est racontée depuis cinq points de vue différents et l’identité de la victime est reconstituée morceau par morceau.
© Hélène Bamberger

Le sujet de la chimère irrigue ce roman à tous les niveaux. Qu’il s’agisse de l’acception signifiant un monstre multiforme composé par d’autres créatures ou bien de l’illusion derrière laquelle on court, toutes les définitions sont sans cesse mobilisées. La structure même de ce thriller en est une. L’intrigue y est racontée depuis cinq points de vue différents et l’identité de la victime est reconstituée morceau par morceau pour finalement dévoiler un monstre.

Les souvenirs semblent être des illusions perdues, et la personnalité insaisissable de la criminelle, Serena, se dérobe en fonction des narratrices qui la décrivent, sans jamais parvenir à la comprendre. Même une maladie rare, le syndrome de chimère tétragamétique, y est convoquée comme un ressort décisif de l’intrigue. Le titre donne le ton : la complexité des identités et de la réalité est le terrain de jeu de Julie Wolkenstein dans ce récit.

Tout commence lorsqu’Henri, petit-fils d’un

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Littérature
Temps de lecture : 3 minutes