Fadela Amara, soumise à l’ordre post-colonial
En acceptant un secrétariat d’État, la présidente de Ni putes ni soumises s’inscrit dans la continuité d’un certain « féminisme » réservé au monde musulman.
dans l’hebdo N° 958 Acheter ce numéro
«Permettez-moi [...] de saluer votre maman, qui nous a rendu un grand service en vous mettant au monde » , avait déclaré Jacques Chirac à Fadela Amara lors de l'inauguration de la Maison de la mixité, le 8 mars 2006. Auparavant, le 8 octobre 2004, lors de la 2e université d'été du mouvement Ni putes ni soumises, il lui avait déjà avoué avec emphase : « La France a besoin de vous. » Adressés à une féministe blanche, ces messages apparaissent surréalistes, tout autant que sa nomination, en tant que féministe, à un secrétariat d'État. En effet, bien que le Mouvement de libération des femmes (MLF) ait revendiqué le terme « féministe » dans les années 1970, la connotation péjorative l'a rapidement emporté ensuite. Mais la revue
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