Nouvelle-Calédonie : le retour du syndrome colonial ?

La récente visite du ministre de l’Outre-mer à Nouméa suscite l’inquiétude. Les Accords de Matignon de 1988 seraient-ils discrètement remis en cause par le gouvernement ?
L’analyse d’Alban Bensa, anthropologue, spécialiste de la Nouvelle-Calédonie*.

Alban Bensa  • 25 octobre 2007 abonné·es

Un équilibre relatif et fragile des forces se maintient en Nouvelle-Calédonie depuis la signature des Accords de Matignon et d'Oudinot en 1988 et de l'Accord de Nouméa en 1998, lui-même ratifié par un référendum local (72 % de suffrages favorables). En 2007, l'une des plus pressantes exigences indépendantistes (la limitation du corps électoral, pour les élections territoriales et provinciales, aux seules personnes ayant voté en 1998 et à leurs descendants) a fait l'objet d'une modification de la Constitution française, ratifiée en congrès à Versailles. Quelle mouche a piqué le ministre de l'Outre-Mer pour mettre en péril cette architecture institutionnelle patiemment construite et garante jusqu'à

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