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Publié le 26 mai 2014

Le Pen au pinacle …

… tous responsables.

De droite à gauche et de gauche à droite ; mais c’est de ce qu’on appelle “la gauche” (et quand il s’agit du PS, il l’est si peu…) que je veux parler : l’UMP et épigones ne m’intéressent pas, qu’ils aillent se faire pendre ailleurs.

Le PS, donc : une arrogance insupportable, une incapacité à écouter sur sa gauche les gens dont il a pourtant besoin à chaque élection au second tour, et qu’il considère comme un “électorat captif” (il va finir par s’apercevoir que les “captifs” se sont fait la belle), incapable même de recevoir les doléances de sa propre gauche (interne), perçue comme une emmerdeuse, voire une traîtresse …

Au premier rang, bien sûr, les chefs à plumes de cette formation solférinienne, dont celui qui a le plus grand plumet : l’homme de l’Elysée, confit dans sa propre dévotion, empli des certitudes acquises dans les écoles qui l’ont formé et persuadé que la France se dirige comme une entreprise, que le gouvernement est une “gouvernance”, les usagers des clients et les citoyens des gogos qu’on manipule à l'envi avec des “éléments de langage” adéquats et une “com’” bien faite 1, et qui du haut de son donjon doré, en révisant les courbes de Kondratiev pendant que le peuple souffre, guette un “retournement” qui ne viendra pas. 2

Hollande donc, premier responsable et premier coupable, dont l’électorat a bien et vite compris le retournement qui le concerne, lui : « Mon ennemi c’est la Finance » , le temps d’une élection, et dès le lendemain, les banquiers sont mes copains.

Et dans la foulée, toute la troupe, incapable de chanter une autre partition ; de l’Elysée à Matignon, en passant par Solférino, tout sonne faux, et d’abord cette “com’” sans queue ni tête : mais qui, dans le contexte actuel où l’on se plaint partout et jusqu'au gouvernement (enfin, celui d'avant…) de l’égoïsme teuton et de la surdité de Merkel, qui a donc eu la brillante idée de mettre en vedette américaine de la campagne du PS le leader du SPD allemand, engagé par ailleurs dans une grande coalition tranquille avec la CDU ?

Demain, le changement en Europe, demain, enfin, l’Europe sociale, avec Schulz président ?

Vous vous moquez, mes princes !

(A suivre).


  1. Vous me direz que c’est le cas de la quasi-totalité de la classe politique, coulée dans les mêmes moules (SciencesPo, ENA, HEC…), c’est vrai, mais celui qui a voulu le trône doit assumer l’essentiel des critiques. 

  2. Il faut lire, dans le premier chapitre de son livre récent (La Grande Trahison, Flammarion) comment Pierre Larrouturou raconte l’obstination du Président, dont même se plaignent ses proches conseillers , à ignorer toutes propositions alternatives à sa politique de l’offre… 


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