blog /

Publié le 9 mars 2016
La génération précaire prend la parole

La génération précaire prend la parole

Le succès de la pétition sur change.org contre la proposition de loi El Khomri et l’ampleur du mouvement étudiant dans le pays nécessitait que l’on donne la parole à ces jeunes en colère. On parle tellement d’eux à leur place en expliquant qu’ils ne se sont pas réellement penchés sur cette loi. Leur indignation serait au mieux une posture, au pire une instrumentalisation des méchants adultes gauchistes. Voici donc des témoignages sans filtre, sans sélection non plus d’une jeunesse dépitée, une génération pour qui la précarité est déjà la norme…

Qui sont ces jeunes interrogés ?

Vu de mon collège, pondre un billet sur ce mouvement étudiant qui s’annonce était impossible. Je ne peux m’empêcher de penser à cet élève de troisième qui m’avait expliqué, il y a 10 ans, qu’il avait bloqué le collège avec ses camarades contre la CPE trop méchante (comprenez la conseillère principale d’éducation). Le contrat premier embauche c’était du chinois pour lui. Il me fallait m’adresser aux niveaux supérieurs pour connaitre le ressenti de cette jeunesse face à cette proposition de loi réformant le code du travail. Je suis ainsi parti à la recherche de mes anciens élèves et Facebook m’a facilité la tâche. Seul hic, je n’ai pas d’ « amis » lycéens, ma seule condition pour accepter ou demander leur amitié sur ce réseau social étant qu’ils soient majeurs. Sur 35 anciens élèves interrogés, quatorze ont ainsi répondu à ma requête. Âgés entre 18 et 24 ans, ils sont issus des classes ouvrières ou moyennes. Si certains ont découvert stupéfait la loi en écrivant leur texte (« c’est chaud pour nous ! » ai-je reçu en message privé) la majorité était bien informée. Ces témoignages sont ainsi d’une maturité assez stupéfiante. Une petite majorité (8/14) a signé la pétition sur change.org ce qui donne une réelle indication de l’authenticité de cette démarche citoyenne qui bat tous les records. Seulement trois par contre ont manifesté aujourd'hui (partiels, bloqués par l'absence de transports ou pas intéressés). Tous craignent pour leur avenir, certains évoquent un départ à l'étranger, d'autres le souhait de devenir enseignant par défaut et ceux qui ont un travail décrivent déjà des situations précaires.

Romane, 22 ans, infirmière. Elle n’a pas signé la pétition mais fait la grève pour la première fois de sa carrière et a manifesté aujourd'hui.

« Je suis infirmière depuis 8 mois. Je suis diplômée depuis fin juillet 2015 et j'ai commencé à travailler le 1er septembre 2015 dans un hôpital de la fonction publique à Paris. Le métier d'infirmière a longtemps été un métier où le chômage n'existait pas. Mais depuis une ou deux années ce n'est plus si facile. J'ai été embauché en CDD de 3 mois. Je viens de commencer mon troisième CDD, avec pour objectif la « stagiairisation » à la fin de celui-ci (période d'essai d’un an amenant à la titularisation, ce qui équivaut au CDI dans la fonction publique hospitalière). Les conditions de travail en CDD ne sont pas les mêmes qu'en CDI dans mon cas : pas de primes, pas de vacances... Et puis un quotidien plus incertain : difficulté pour rechercher un appartement, pour se projeter dans l'avenir... Des conditions de vie un peu plus précaires qu'il y a quelques années. Cette loi remet en cause les 35h, diminue l'indemnisation des heures supplémentaires, facilite le licenciement, met en avant les conventions collectives face au code du travail... Les patrons vont pouvoir s'accommoder bien plus facilement avec le code du travail, au détriment de nos conditions de travail et de vie! Alors, Mercredi 9 mars je serai en grève et dans la rue, la première grève de ma vie d'employée. Parce qu'au bout de quelques mois de travail je suis déjà épuisée, et que cette loi ne nous amène pas de belles perspectives pour l'avenir. Je pourrai déjà m'estimer heureuse d'avoir un travail comme me l'a suggéré une de mes supérieures mais je pense qu'il faut-il être capable de se battre pour des conditions de travail décentes. »

Ahmed, 18 ans, en deuxième année de Licence de Maths. Il a signé la pétition.

« Concernant la loi travail, ou plus généralement le gouvernement Hollande, il ne fait que détruire les socles sociaux construits pendant plus de 100 ans. Et moi qui croyais qu'on était sensé faire baisser le chômage. Déjà que le marché de l'emploi ne me semble vraiment pas attractif (surtout pour les jeunes) en France, si le gouvernement poursuit ses réformes à taux zéro de créativité, ça me donne clairement envie de bâtir mon avenir dans un pays voisin, mais pas en France.

En tout cas pour un gouvernement de gauche, on s'en prend des droites ! »

Clara, 20 ans, en deuxième année de Licence de Lettres. Elle a signé la pétition

« Ce projet de loi est une aberration. Je ne pensais même pas que c'était possible de remettre ce genre d'acquis sociaux en question. Pour le coup, ce projet de loi va toucher tout le monde et on va le sentir directement dans notre quotidien. Et comme d'habitude, ce seront les femmes et les minorités qui vont en être les premières victimes : Avec cette loi, un patron peut licencier sa salarié qui tombe enceinte sans même avoir à se justifier. Si demain, je reçois des avances de mon patron ou si mon collègue subit des remarques racistes, on devra la fermer pour être sur de pas être viré, ce qui est déjà un peu le cas aujourd'hui. Et puis que dire de la réforme du temps de travail ? Pour moi, ce projet de loi touche aux libertés fondamentales de tous les travailleurs de France, et si on ne réagit pas maintenant, c'est nos vies entières qui seront affectées. »

Farid, 24 ans, intérimaire à La Poste. Il n’a pas signé la pétition.

« Je suis intérimaire depuis plus d'un an dans un centre de tri de La Poste. Je me fais renouveler de semaine en semaine ce qui veut dire que le vendredi matin, je ne sais toujours pas si je travaillerai la semaine d'après. Cela dure depuis un an et il n’y a aucune embauche en perspective. Je suis un bon élément, je forme des nouveaux mais personne ne se fait embaucher en CDI. Les syndicats me proposent de poursuivre la Poste et de faire ça vite avant que la loi Elkhomri passe. La précarité est difficile à vivre dans un pays qui change tous les jours. »

Martin, 23 ans, étudiant aux beaux-arts. Il a signé la pétition.

« Je ne crois plus au salariat. Quand j’écoute les propositions de cette loi, ça me dégoute encore plus de ce schéma de travail qu’est le salariat. L’État propose cette loi afin de faire baisser le chiffre du chômage à tout prix, quitte à abimer les droits du travailleur. Et pour cela, il emploie une personnalité politique peu connue, afin qu’elle en assume les conséquences dans l’ombre. J’ai 23 ans, je suis étudiant et donc pas encore « dans la vie active » mais je sais que je ne dépendrai pas de ces décisions politiques. Je me destine à une carrière plus libre, sans patron ni horaires. Je pense qu’aujourd’hui c’est la solution pour beaucoup de jeunes, créer son activité sans l’aide des autres, ne pas attendre une proposition de poste du Pôle emploi qui ne viendra pas ou un job idéal. C’est pour moi un moyen d’échapper à toutes ces nouvelles contraintes qu’impose cette loi. Les salariés sont devenus la chaire à canon qu’on utilise pour faire changer les pourcentages qui nuisent à l’image de l’Etat en place. J’ai voté pour François Hollande en 2012, première élection présidentielle pour moi, je pensais à cette époque finir mes études et chercher un job comme les autres. Mais j’ai bien compris que ce n’est pas l’idéal, on est trop dépendant du système, cette loi m’en convainc encore plus. »

Mohamed Bilel, 23 ans, technicien de prévention en sécurité incendie, en CDI. Il n’a pas signé la pétition.

« Étant salarié en tant que technicien de prévention en sécurité incendie depuis deux ans, je risque à l'avenir de pouvoir être licencié sans raisons, par décision arbitraire ou pour un simple désaccord avec ma hiérarchie, et ceci, sans risque réel pour mon entreprise qui devra s'acquitter, au plus, de trois mois de salaire à me verser. Une somme très largement à la portée de cette dernière, d'autant plus qu'aucun des 47 techniciens de notre boîte n'a jamais réussi à entreprendre une bonne relation avec les dirigeants. Étant très procédurier (inspection du travail, CNIL, ...) je ne pense donc pas faire long feu dans cette entreprise, si cette loi venait à être votée. En terme d'assurance pour l'avenir, il semblerait que le CDI risque de perdre beaucoup de points, le licenciement étant en phase de devenir une banalité. C'est bien embêtant pour un gouvernement qui ne jure que par l'inversion de la courbe du chômage.

Mais ne sachant pas au bout de combien de renouvellement de CDD, un CDI devient effectif, il me semblerait improbable que notre ministre du travail porte un réel intérêt au sujet. Peu importe le contenu, il fallait pondre un texte, elle l'a fait... »

Amel, 19 ans, en première année de Licence de droit à Montpellier. Elle a signé la pétition et a manifesté aujourd'hui.

« J'ai signé la pétition car selon moi le vote de ce projet de loi aurait des conséquences désastreuses sur le monde du travail. Cette loi réduira les droits des salariés au bénéfice de leurs employeurs (plafond des indemnités prud'homales, modification du temps de travail, "forfaits-jours" étendus aux salariés alors qu'ils étaient seulement applicables au cadres, licenciement facilité...). Toutes ces mesures auraient pour objectif d'inverser la courbe du chômage ("volontaire" selon certains) en appliquant la théorie du chômage néoclassique qui envisage l'emploi comme une marchandise qui s'échangerait sur un marché fictif composé de demandeurs et d'offreurs d'emplois (théorie reposant sur le modèle de la concurrence pure et parfaite). On peut également voir ce projet de loi comme une conséquence de notre présence au sein de l'Union Européenne, notamment au regard des articles 32,63 et 121 du T.F.U.E (traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne) ce projet de loi nous montre bien que nous sommes "à la botte" de l'UE à cause des transferts de souveraineté et que l’UE finira par devenir un Etat fédéral.

En bref ce projet de loi me fait peur, j'ai peur du moment où j’entrerai à mon tour sur le marché du travail. J'ai l'impression qu'on continue de prendre les citoyens français pour des abrutis. Je suis contre ce projet et je compte manifester ce 9 mars et j'invite tout le monde à faire de même. Et j'aimerais ajouter le fait que je comptais exercer mon futur métier hors de France et que ce genre de politiques ne font que me conforter dans mon idée. »

Imrana , 24 ans, en troisième année d'ostéopathie à Paris. Il n’a pas signé la pétition.

« Je suis actuellement étudiant en troisième année dans une école d’ostéopathie de Paris avec comme projet futur d’ouvrir mon cabinet d’ostéopathe après mes études. Je suis plutôt inquiet de la tournure que prend ce projet de loi pour les jeunes qui sont aux portes du monde du travail. Il rajoute des difficultés supplémentaires sur le marché du travail pour décrocher un CDI, qui d’ailleurs n’en serait plus un si la loi est votée. Les salariés ne seront plus à l’abri d’un licenciement sans motif réel et un juste dédommagement de leur perte. Ce texte de loi est pour moi un renforcement de l’esclavage salarial moderne et autorisé par le gouvernement. Une fois de plus, le pouvoir est donné aux patrons. Il est clair que la priorité du gouvernement n’est plus de faire baisser le chômage mais de permettre de faire plus de chiffre d’affaire aux entreprises au détriment des salariés. Les travailleurs doivent accepter de travailler plus et perdre les avantages sociaux, dans un contexte où le pouvoir d’achat ne croît pas. On se demande bien où se trouve la « justice sociale » chère à la gauche. »

Leland, 20 ans, en première année de Licence de biologie à Paris. Il a signé la pétition.

« En tant qu'étudiant de biologie, mon ressenti sur mon avenir professionnel est assez pessimiste. Après avoir échoué en PACES (Première année commune aux études de santés), nous sommes des centaines à s'être réorientés en biologie. Le contraste surprenant entre la grandeur de cette discipline qui est très vaste et le peu de débouché qui nous sont proposés illustre bien selon moi la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Pour moi, très peu de chance de trouver un emploi après ma licence, et des chances assez réduites et peu avantageuses (statut, salaires) au niveau Master 2. Le meilleur choix serait la licence ou master professionnalisant(e), mais très peu de choix dans le secteur biologique nous sont proposés à l'heure actuelle, mis à part l'enseignement qui devient de plus en plus une voie de sortie d'un système encore trop bancal. Après avoir lu le projet de loi de la ministre El Khomri, mes perspectives d'avenir professionnel se confirment une foi de plus comme étant assez sombre. Je me demande comment je vais pouvoir dans plusieurs années acquérir un CDI dans un contexte comme celui-ci. Je ne pourrais pas manifester demain à cause des partiels. »

Météhan, 20 ans, en seconde année de DUT génie électrique et informatique industrielle à Cachan. Il a signé la pétition et a manifesté aujourd'hui.

« Etudiant en IUT GEII, il ne me reste qu’un an avant d'entrer dans la vie active. Cette réforme est selon moi un poids pour les étudiants voulant travailler. En effet, en terme de temps de travail, on pourra dépasser les dix heures maximum de travail quotidien et donc un plafond de 218 jours travaillés par ans. C'est effrayant a mon avis. Je suis donc contre. C'est une pression supplémentaire pour les futurs actifs et une porte qui s'ouvre pour le "cassage de dos" légalisé. »

Alexandre , 23 Ans, responsable des ouvertures de compte et des nouveaux clients dans une société américaine en CDI. Il n’a pas signé la pétition.

« Nous avons besoin de réforme qui pousse à l’emploi, au lieu de ça, nous avons des réformes qui poussent au contraire au licenciement de la part des employeurs. Et je ne comprends pas ! Alors bien évidemment, cela n’est pas exposé de cette manière, on nous dit que faciliter les licenciements peut favoriser l'emploi. Mais quel type d’emploi ? Quand on sait que 89% des jeunes qui rentrent le monde du travail, signent un contrat en CDD, cette réforme décourage l'embauche en postes stables et contribue à la segmentation du marché du travail. Donc oui il y aura de l’embauche à tout va, mais ce ne sera que purement et simplement du turnover, au détriment des postes en CDI.

Et le deuxième point qui est une aberration dans cette proposition de loi, c’est la facilité pour les employeurs de licencier. Nous savons tous que les sociétés qui veulent licencier ne se gênent pas pour le faire ! (Air France, Goodyear…). Le prétexte de licenciement économique, est, en sous-marin, un moyen pour l’employeur de se séparer gentiment de son salarié sans risque pénal. De toute manière, que peut faire un salarié contre un grand groupe ? Où peut-il aller ? Et bien il peut aller se faire juger au tribunal correctionnel, comme les salariés d’Air France, qui ont manifesté, parce qu’un « plan de redressement » a prévu la suppression de 5000 emplois. Nous avons juste le droit de fermer notre g* et de se faire mettre à la porte, avec le sourire ! Les dédommagements accordés par les prud’hommes aux travailleurs du privé victimes d’un licenciement abusif seront plafonnés. Les employeurs payeront aux salariés 3 mois de salaire en cas de licenciement non justifié.(deux ans d’ancienneté avec la société). Et cela permettra aux sociétés de dégager encore plus de bénéfices pour les actionnaires, avec des dividendes qui augmentent chaque année. Car moins de salaire signifie plus de bénéfices NET Il n’y a plus aucune égalité, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.

Les Français se sentent lésés par cette politique à contre sens. La France n’a plus aucune confiance en son gouvernement, forcément les jeunes ne s’y intéressent plus, à quoi bon ? A Force d’avoir trop bu leurs paroles, nous sommes saoulés. »

Manel, 22 ans, en première année de Master des métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation 1er degré à Marne-la-Vallée. Elle a signé la pétition.

« J'ai entendu parler de la loi El Khomri tout d'abord dans le journal télévisé. J'ai par la suite lu quelques articles expliquant les grandes lignes de cette "simplification du code de travail". On voit très vite que ce qui ressort est qu'il y a une simplification du licenciement. Cela m'a mis hors de moi, en effet même si cela n'indique pas que les employés seront licenciés à tout va, cela m'inspire guère confiance. Je comprends lorsque certains évoquent des arguments comme «le licenciement devient plus facile mais l'embauche aussi.», mais pour moi cela ne fera générer qu'un stress supplémentaire dans certains emplois par peur du licenciement abusif... Mais ce qui m'a le plus étonné, c'est la modulation du temps de travail. Quand je regarde les choses que j'ai vues sur cette loi, j'ai l'impression d'avoir à faire à un retour en arrière. En tant qu'étudiante je me pose beaucoup de questions quant à mon avenir. En effet j'ai choisi de m'orienter vers un master MEEF me préparant au CRPE (concours de recrutement de professeurs des écoles) afin de devenir professeur des écoles. C'est un métier qui m'intéresse beaucoup, mais le fait qu'il y a ce que j'appelle "la sureté de l'emploi" m'a fortement poussé à faire ce choix. En effet j'avais peur de ne pas réussir à trouver un emploi en terminant mes études par un master de commerce à l'université sans passer par une grande école de commerce. Aujourd'hui en voyant ce que le gouvernement risque de faire, je me dis qu'au delà d'avoir trouvé ma voie, j'ai bien fait de ne pas suivre des études qui m'auraient mené vers un marché du travail qui risque de devenir encore plus compliqué avec autant de pouvoir pour les entreprises. J’ai signé la pétition mais par contre je n'irai pas manifester parce que je travaille à temps partiel, notamment le mercredi, et ça me ferait perdre trop d'argent ! »

Anis, 19 ans, en première année de médecine à Paris. Il a signé la pétition.

« Ca me choque un peu car on dirait que tout le monde est vraiment touché par l'évènement ! On n'entend parler que de ça, il parait même qu'un blocus est organisé demain par des militants dans ma fac. J'avais vu la pétition sur Facebook et en lisant un peu, j'ai compris qu'il fallait qu'on agisse, et je l'ai donc signée. Mais au fond de moi, je pense tout de même que ça ne servira à rien car dans l'oligarchie qu'est en train de devenir la France, les faibles ne font que subir les décisions des gens haut-placés. A moins d'un cataclysme, ça restera toujours comme ça dans notre beau pays car les évènements font évoluer les moeurs dans la mauvaise direction. »

Romuald, 19 ans, en  première année de Licence de droit à Valence. Il n’a pas signé la pétition.

« Aujourd'hui, nous vivons dans un monde où la France compte des millions de chômeurs et où les RH (ressources humaines) recalent des personnes en prétextant qu'elles sont "surqualifiées" mais ils n'acceptent pas non plus les gens sans diplômes. Notre génération à peur de se lancer dans des études car rien ne nous dit qu'on trouvera un emploi par la suite. Pour que notre génération se fasse entendre, il faudrait un deuxième 1789 »


Photo en une de Heger Ben Djemâa

Haut de page

Voir aussi

Articles récents