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Publié le 26 août 2016

Primaire écolo: Mesdames et Messieurs 2 % et leur combat dérisoire

Duflot, Delli, Rivasi et Jadot s'affrontent dans un bateau en plein naufrage  et risquent de couler la préoccupation écologiste

Ils sont quatre, peut-être même cinq, écolos à vouloir se disputer une séquence éliminatoire et nombriliste de l’Olympisme présidentiel. Sorte de course dérisoire et épuisante dont la finale, comme pour beaucoup de concurrents des JO, les placera dans les etc. Comme ces concurrents du Tour de France qui s’épuisent en parcourant quelques milliers de kilomètres avec comme seul résultat tangible de mettre les vainqueurs en valeur tandis que le public oublie tous les autres qui ont participé au spectacle.

Alors à quoi bon se lancer dans une course électorale qui vaudra, au mieux, quelques deux ou trois points au « vainqueur » lors de l'affrontement du printemps prochain. Au moment où les chroniqueurs politiques disserteront sur les chances de Marine Le Pen d’accéder au poste suprême, au moment ou les caciques de gauche demanderont au peuple, des regrets dans la voix, de choisir « le moins mauvais ou le moins pire des finalistes ». Comme en 2002 où la gauche nous a supplié de voter Chirac. Je me souviens comme si c’était hier de cette escroquerie politique à laquelle, comme beaucoup, je n’ai pas cédé alors que mon bateau, le Belém, faisait escale à Cayenne où dans les plus grands hôtels de la ville, clients de droite et d’extrême-droite chaleureusement mêlés, fêtaient au champagne ce qu’ils considéraient comme une grande victoire. Tandis que les socialistes rescapés me suppliaient de choisir Chirac.

Alors, à quoi bon, pour les Verts, faire semblant de participer à une grande farce qui les laminera un peu plus et qui aboutira à mettre, quel que soit le gagnant, les différentes versions de la droite libérale ou pouvoir. Qu’elle soit issue des Républicains, du Front National où (on ne sait jamais) des rangs de ce qui reste du parti dit socialiste. Résultat des courses, de la course, un nouveau recul de leurs idées qu’ils défendent depuis 1985. Qu’il s’agisse du climat, de la nature, du nucléaire, des énergies nouvelles, du recours au diésel ou des pollutions.

Il est clair que le parti des écologistes déclinant, dans ses idées comme dans ses membres, n’a rien à faire dans cette compétition. D’autant plus que, plus que jamais, se pose la légitimité des écolos à réclamer le pouvoir suprême. Autant, d ans les régions et villes où ils réussissent à survivent à leurs crises et à leur manque de crédibilité, ils sont utiles dans les municipalités, dans les conseils départementaux et dans les conseils régionaux pour instiller un peu plus de préoccupations environnementales et naturalistes ; autant ils n’ont ni les moyens ni vocation à exercer le pouvoir présidentiel. Il est même permis de se demander si la présence de quelques députés et sénateurs Verts à un sens politique ou idéologique quand on examine le résultat de leurs divisions et lutte fratricides au cours de la législature qui s’achève.

Pour sauver, si c’est possible, la préoccupation environnementale et écologiste, pour protéger les littoraux, pour préserver les régions montagneuses, pour éviter le massacre des loups et des ours, pour conforter le mouvement associatif en péril, pour préserver ce qui reste de biodiversité, pour que se développent l’agriculture bio et les Amap, pour que cesse le règne de la FNSEA, il est impératif que les écologistes politiques s’abstiennent de se ridiculiser une fois de plus. Donc une fois de trop.


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