Courrier des Lecteurs

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L’avenir n’est pas écrit, mais…

#133 · le 12 octobre 2026 · Danièle Dedes

J’ai lu avec grand intérêt la carte blanche publiée dans Politis sur le scandale ENEDIS : En effet environ 2 millions d’usagers ayant refusé le compteur Linky qui n’est toujours pas une obligation légale se voient régulièrement privés de leur droit d’avoir 8H d’heures creuses quotidiennes, de manière récurrente et pour des durées indéterminées parfois très longues, ce qui est un non respect de leur contrat et leur fait supporter des frais supplémentaires pour des services non satisfaits: tarif heures pleines 24H/24 , abonnement pour contrat plus cher, et obligation de mettre leur chauffe-eau en marche forcée pour avoir de l’eau chaude
Bien qu’ENEDIS se soit pourtant engagé à respecter les termes du TURPE 7 et les délibérations de la CRE ils ne respectent pas cet engagement faisant croire aux clients que c’est leur compteur qui est en panne et nécessite d’être remplacé par un Linky, et lorsqu’on leur réplique que l’impulsion PULSADIS n’est pas envoyé par les compteurs mais par ENEDIS DEPUIS UN POSTE SOURCE, ils disent que le poste source est en panne et ne sera ni réparé ni remplacé. Si vous voulez avoir des témoignages de victimes de ces méthodes de mafieux , vous pouvez en consulter de très nombreux sur le groupe REFUS LINKY et prendre contact avec l’association ROBINDESTOITS qui vous fournira toutes les preuves des agissements de la société ENEDIS .
Il est bien dommage que ce scandale n’intéresse pas les media nationaux : presse écrite, radio, TV qui affecte pourtant un peu plus de 2 millions de foyers.
J’espère que vous pourrez faire bouger les lignes afin que le grand public soit mieux informé à ce sujet

Ça commence toujours un peu comme ça...

#132 · le 22 octobre 2026 · Christian Weiss

Ce n’est pas un scénario de film, mais une fiction qui devient reéelle

Jusqu’à quelle gradation allons-nous ?

Première étape : le contexte social provoqué par un système profondément injuste.

Un climat de colères, de défiance des gens d’un pays envers les élus qui mènent une politique qui les précarise de plus en plus en favorisant une caste de « riches » à l’abri de toute justice fiscale.

Lorsque cela s’exprime en manifestations multiformes de convergences, alors c’est l’étape 2 qui est la répression massive par la police fortement armée afin de faire peur et dissuader de tout rassemblement ultérieur.

Lorsque cela ne suffit pas, on passe à la troisième étape : instaurer des couvre-feux, interdictions de circuler, interdiction de toutes manifestations… et on emprisonne en masse avec l’ajout de lois répressives et de moins en moins constitutionnelles, voire on muselle la justice et on l’oblige à être expéditive.

Et l’étape 4 : l’instauration de l’état d’urgence qui donne tous les pouvoirs au président et annule tous les droits légaux et individuels, sans compter les restrictions sur les libertés d’expression, de circulation, de ….

Ensuite, il ne reste plus qu’à arrêter …préventivement tous les « fauteurs » de trouble c’est à dire n’importe qui, qui « dérange » le pouvoir absolu mis en place.

Et celui-ci a remplacé tous les fonctionnaires et personnes aux postes-clé par des nouveaux « petits soldats » qui exécutent les ordres ….pour le « maintien de l’ordre ».

Pour les derniers « rebelles », on enlève-arrête une personne de la famille et qui ne réapparaît plus. Ce qui calme tout le monde en attendant, en espérant qu’on la relâche ! Facile et efficace…

 

Mais il y a un risque : que des « résistants » persistent et se constituent des groupes actifs qui prennent le « maquis » et affrontent les représentants et symboles du pouvoir pour le faire vaciller et tomber.

 

Aujourd’hui, nous en sommes au stade 3 où le président et son gouvernement se disent impuissants de répondre aux demandes-revendications largement exprimées depuis des années, sous excuse de dette abyssale de l’État envers les banquiers prêteurs, alors que les impôts sont largement distribués en aides aux grandes compagnies des plus riches sans que ceux-là payent des impôts ou une part à minima, totalement injuste. Les taxer à la bonne hauteur, on n’en parle même pas, c’est sujet tabou.

Et on va vers une sorte de guerre civile, ou guerre sociale ou affrontement de classes, selon comme on regarde et analyse la situation qui se dégrade chaque jour un peu plus.

Lorsque ce sera en miettes, le « parti de l’ordre » se présentera comme le sauveur en installant un régime quasi fasciste où toute voix discordante sera un danger pour l’État, et donc à éliminer.

 

Vous ne sentez pas les prémisses, les premiers groupes, milices d’auto-défense des magasins, puis des quartiers, et ….une police politique qui avec la « présomption de légitime défense » a toutes les marges de manœuvre.

 

En Alsace, il reste des stigmates du passé récent de l’histoire chaotique de cette région particulière, avec la mémoire de nos parents et grands-parents et les silences pour cacher des drames profonds.

Peut-être que cela donne une sensibilité particulière, un regard différent sur les événements au quotidien et une vision en perspective relative à ce passé encore très douloureux et présent dans la mémoire collective.

La marche par étapes vers un État fasciste.

Lettre Ouverte au Président de la République

#131 · le 18 octobre 2026 · Une citoyenne de 18 ans · Cergy-Pontoise

C’est avec un profond sentiment d’injustice, une immense déception et une détresse que je peine à contenir que je vous écris aujourd’hui.

Vous excuserez, je l’espère, le manque de grands mots dans cette lettre. J’aurais pu chercher les formules les plus éloquentes pour exprimer l’ampleur de mon désarroi, mais aucun mot ne me semble assez fort pour traduire ce que je ressens, et aucune prose ne saurait rendre compte de ce que d’autres ont vécu.

Je m’en remettrai aux faits de scènes que l’on ne devrait jamais avoir à raconter.

Dans la soirée du 17 octobre 2026, vous publiez ces mots : « Aucune place pour la violence dans notre République. »
Quelle joie que de vous voir prendre la parole face à ces semeurs de chaos, ces traîtres à la République qui ternissent l’image de notre douce France aux yeux de la presse internationale. La poursuite de ces casseurs et de ces pilleurs rétablira sans aucun doute le calme et apaisera la colère des manifestants et des insurgés, qui vous remercieront. Oui, monsieur, ils vous remercieront, j’en suis certaine.

Sous votre publication, voyez cette allégresse ! Voyez ces jeunes gens qui, depuis leurs écrans de téléphone brisés, les yeux rougis par les gaz, les mains tremblantes sous le choc et les plaies fraîchement ouvertes sur le béton, célèbrent la prise de position de leur président !

Vive la République ! Vive la France !

Permettez-moi à présent de vous raconter les scènes effroyables auxquelles j’ai pu assister en cette soirée du 17 octobre 2026.

Imaginez-vous donc, Monsieur, attendre un métro dans l’innocence la plus totale. Oui, après tout, vous êtes en sécurité. Vous ne faites pas partie des manifestants. Ceux-là cassent en haut, ceux-là sont des jeunes, ceux-là sont dangereux. Vous n’en faites pas partie. Vous attendez en bas, vous attendez sagement.

À l’arrivée de ce dernier, vous avez à peine le temps de voir les portes se refermer derrière vous que vous l’apercevez : cette fumée qui envahit la station en quelques secondes. Elle est bien trop dense pour être le simple résidu de ce qui se passe en haut. Non, ce gaz a été directement envoyé sur le quai. Mais pour quelle raison ?

Vous ne comprenez pas. Pas plus que vous ne comprenez pourquoi les gens encore sur le quai, en dehors de la sécurité du train, hurlent, supplient qu’on leur ouvre les portes, griffent les vitres. Vous avez tout juste le temps d’apercevoir une dame tomber à genoux, se tenir la gorge, pleurer et se lamenter, avant que les portes du wagon ne s’ouvrent.

C’est alors que vous sentez le gaz à votre tour. Vous en respirez à pleins poumons. Vous ne sentez plus rien d’autre que ses effets : les yeux qui pleurent, la gorge qui brûle, les poumons qui s’irritent.

Regardez maintenant les gens autour de vous. Un père qui s’enroule autour de la poussette de son enfant, pleurant et reniflant lui-même. Un retraité qui suffoque. Une vieille dame qui s’évanouit.

Vous avez tout juste le temps d’apercevoir une brève éclaircie dans la fumée. Le gaz commence à peine à se dissiper. Vous êtes rassuré, n’est-ce pas ? Ce n’était sans doute qu’une simple erreur, une grenade tombée au hasard. Après tout, la panique a vite fait de s’installer.
Sans doute ces pensées vous traversent-elles l’esprit. Sans doute vous sentez-vous rassuré, une fois de plus. Jusqu’à ce que vous aperceviez une deuxième vague de fumée, cette fois-ci à l’autre extrémité du quai.

La douleur elle-même semble s’effacer devant l’horreur qui s’empare des gens autour de vous. Tout le monde court, tout le monde crie. On supplie le conducteur de démarrer, mais que peut- il faire ? Lui aussi semble impuissant.

Et vous ? Peut-être vous êtes-vous déjà effondré, comme tant d’autres voyageurs autour de vous.

J’aurais voulu, Monsieur, avoir exagéré cette scène. Elle est pourtant bien réelle et s’est déroulée dans la soirée du 17 octobre, sur le quai de la station Saint-Philippe du Roule, sur la ligne 9 du métro parisien.

C’est avec un profond sentiment d’impuissance que j’ai assisté à tant de souffrance et d’incompréhension. Pourquoi choisir de gazer un quai ? Personne à l’horizon ne semblait représenter une menace pour les usagers. Les retraités et les salariés constituaient-ils donc un danger ? Peut-être dissimulaient-ils un instrument létal, comme une pancarte ou, pire encore, un sérum physiologique ?

Après tout, il est vrai que plusieurs de ces objets ont été interceptés ces derniers jours à la sortie même des gares.

Monsieur, les pillages et les dégradations valent-ils plus que nos vies ?

Il vous aura fallu plus d’une vingtaine de jours de manifestations pour apporter une réponse à nos revendications. Mais avant nous, la détresse des étudiants et des lycéens des départements d’outre-mer était déjà ignorée. La nôtre l’a été à son tour.

Devrions-nous donc revendiquer nos droits en brandissant des billets et des lingots pour enfin attirer votre attention ? Faudrait-il que notre détresse se chiffre en euros pour que vous daigniez la regarder ? Si notre vie devait avoir un prix, Monsieur, vous semblez déjà l’avoir fixé.

Mais où était le discours officiel lorsque ce garçon de quinze ans a perdu une main à Lens, après l’explosion d’une grenade assourdissante lors du blocage de son lycée ? Où était-il lorsqu’un adolescent de quatorze ans a subi une double fracture de la mâchoire après avoir été touché par un tir de lance-grenades ? Où était-il lorsqu’un lycéen de seize ans a perdu l’usage d’un œil, à la suite d’une blessure jugée compatible avec un tir de lanceur de balles de défense ?

Où étiez-vous, Monsieur ? Où était votre indignation ?

Nous espérons toujours être entendus par ceux qui gouvernent notre pays. Nous attendons que nos revendications soient enfin reconnues, ou que nos inquiétudes trouvent une réponse. Combien de cortèges devrez-vous encore ignorer ? Combien de voix faudra-t-il étouffer ? Combien de jeunes devront encore supplier pour obtenir ce qui aurait dû leur être accordé sans qu’ils aient à le réclamer dans la rue ?

Aujourd’hui, comme lors des grandes grèves de 1936, de la révolte étudiante de Mai 1968 ou de la mobilisation de la jeunesse contre le CPE en 2006, des citoyens se mobilisent pour faire entendre leur désaccord.

La jeunesse réclame, parmi tant d’autres choses :
– L’opposition à la répression policière dans tout le pays.

– Plus de moyens pour l’éducation, les services publics, la santé, etc., et moins pour l’armement ; la réquisition des superprofits des multinationales.

– L’opposition à la suppression des postes d’AESH. – La suppression de Parcoursup et de MonMaster.

– La création d’un revenu étudiant universel, ainsi que le maintien des repas du CROUS à 1 € et la mise en œuvre de moyens logistiques adéquats.

– L’opposition au gel des APL et à l’augmentation des frais d’inscription.

– La prise de mesures concrètes favorisant l’insertion des jeunes diplômés dans le monde du travail et l’apprentissage.

– La révision du parcours de médecine pour rendre la formation des étudiantes et étudiants plus accessible et efficace.

Je n’ai cité ici que les revendications les plus fréquemment exprimées.

Comme l’a écrit avant moi un illustre homme de lettres, j’accuse.

Je vous accuse de nous avoir ignorés, alors même que nos voix étaient entendues aux quatre coins du pays, et bien au-delà de nos frontières, sans jamais sembler atteindre les portes de l’Élysée.

Je vous accuse d’avoir laissé vos ministres et vos institutions nous mutiler, nous réprimer, nous et nos compatriotes, jeunes ou âgés, engagés ou non, manifestants ou passants.

Je vous accuse d’avoir tenté de détourner l’attention du fond du problème en laissant les dégradations commises dans nos villes occuper le devant de la scène, car elles semblaient peser davantage que des revendications restées sans réponse.

Je vous accuse, vous, votre Premier ministre et votre gouvernement, d’avoir choisi de combattre la jeunesse de votre pays plutôt que de l’écouter et de la réprimer plutôt que de la comprendre, de la faire taire plutôt que de lui témoigner ne serait-ce que le respect qui lui est dû.

Monsieur le Président, vous avez trahi la jeunesse de ce pays. Et cette jeunesse n’oubliera pas.

Tant qu’elle représentera une part de la population de cet État, elle aura une voix. Peu importe que certains cherchent à la discréditer ou à réduire ses revendications au silence.

Soyez-en certain, Monsieur, les gouvernements changent et les responsables quittent leurs fonctions, mais l’Histoire se souviendra.

Dans l’espoir d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération distinguée.

Enflammé

#130 · le 22 octobre 2026 · Gabrielle Million

Lycéens, lycéennes enfin révoltés
Sortis dans les rues nous ne cesserons de crier
Un appel à l’aide, un message sans écoute
Combats persévèrés, quoi qu’il nous en coute
Face à ce système qui nous dévalorise
Un gouvernement, une police qui nous méprise
Pas même un regard nous ont ils accordés
Des ados sans moyens se sentant rejetés.
Avenir de la France, pays en déchéance
A l’affut seulement d’un souffle d’espérance.
Marianne nous observe d’un oeil aguerri
Pays des droits de l’Homme, des coups il en a pris. Jeunesse mutilée par des gardiens de la paix
Mais la révolution tient tête comme dans un mois de mai. Bien sur que l’on trouve pire comme situation
Q’une Ecole défigurée, la mort de l’éducation
Nous n’oublions jamais nos frères en Palestine
Au Congo, au Yemen, et toutes autres victimes
De ce monde abimé par la violence humaine
A quand s’abolira le règne de la haine ?

Vive la colère et la révolte

#129 · le 21 octobre 2026 · Jeanne

Comment peut-on montrer aussi peu d’empathie pour les mutilations faites aux personnes… Et tant pour des vitrines?

 

Condamnez vous les violences de la police? Quand allez vous comdanner les violences institutionnelles?

 

Ils sont dans une réalité parallèle pour croire que ce sont les institutions qui sont visées par la casse et la grogne…

C’est toi Macron qui est dans le collimateur ! J’ai envie de lui crier : c’est toi qui est violent bordel !!!

Tu ne devrais pas être là d’abord.

Puis les cahiers de doleances jamais lus, la consultation nationale aux chiottes, la convention citoyenne jokerisee, les énormes manif ignorées, les petitions fermées… Tu croyais quoi Manu?

Même le vote des législatives tu ne l’as pas respecté. Alors c’est nous qui cassons? qui sortons de l’arc republicain… Ou c’est toi ?

 

C’est quand même dingue. La honte ne vous atteint jamais !

 

Vive la rage et l’insurrection

Je suis fiere de nos jeunes prétendument fainéants et stupides. Ils ont fait ce que nous n’avons jamais réussi à faire…

Résister!

 

Vive la colère et la révolte

Nous méritons la joie et l’espoir d’un monde plus juste.

 

Tant pis pour leurs vitrines et leurs egos.

Faites gaffe à vos yeux

Le pire n’est jamais sûr !

#128 · le 18 octobre 2026 · Patrick Salez

C’est ridicule à force d’être paradoxal, des pays façonnés par l’immigration la rejettent violemment. Qu’il s’agisse des Etats-Unis et de la redoutable politique Trumpiste : construction d’un mur frontalier, expulsions orchestrées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), restrictions du droit d’asile. Ou de l’Afrique du Sud où 80.000 étrangers ont fait l’objet de rapatriement ou d’expulsion l’été dernier.

Plus près de nous, l’extrême droite s’allie à la droite républicaine dans un nombre croissant d’Etats de l’UE. L’une des coalitions dont le Parlement européen a le secret, la « majorité Venezuela », rassemble la droite libérale du parti populaire européen (PPE) et les 3 groupes politiques d’extrême droite. Elle est à l’origine des décisions les plus régressives au plan social, climatique et environnemental.

Encore plus près, l’immigration sera, derrière le pouvoir d’achat, un enjeu majeur de la campagne présidentielle. Ciotti – artisan de la fusion de l’extrême droite et de la droite républicaine en une UDR – exige un moratoire sur le droit d’asile, l’abrogation du regroupement familial, la suppression du droit du sol et le rétablissement de la double peine pour les étrangers condamnés, auxquels il promet « la prison et l’avion ». Zemmour propose, comme l’AFD allemande, la » remigration », consistant à renvoyer massivement les immigrés chez eux. Rien de moins !

Le RN et les collectifs antimigrants ont imposé leurs éléments de langage récurrents : « Ils nous volent nos emplois, ne paient aucun impôt, saturent nos hôpitaux et nos établissements scolaires et font flamber la criminalité ». Sous le récit, un fondement simpliste : protéger notre prétendue « race », notre nation, notre civilisation, du « barbare » qui est aux portes ou déjà dans la place. Le « barbare », d’origine arabe ou sub-saharienne ou de confession musulmane, est cet « individu dangereux » que la police n’hésite jamais à « appréhender ». Pendant que l’Ukrainien, de phénotype caucasien, est accepté. Telle est la loi du faciès, tolérée par un gouvernement décidé à éviter les faux pas en période pré-électorale.

Le vote d’extrême droite est devenu un vote d’adhésion idéologique qui ne s’encombre pas des démêlés d’une Le Pen avec la justice ou d’un Bardella avec Mediapart. Face au fantasme de la submersion démographique et de la menace identitaire et sécuritaire, le discours rationnel n’a aucune prise. Notre goût de l’Autre, notre sens de l’accueil et notre esprit de solidarité – que l’extrême droite appelle nos « bons sentiments » – suffiront-ils à assurer le sursaut républicain qui éliminera la candidate RN à l’un des deux tours des élections ? Il nous reste à espérer que le RN a fait le plein de ses voix et que les bons sentiments feront venir aux urnes les abstentionnistes chroniques. Le pire n’est jamais sûr !

Réaction suite à la journée du 17 octobre

#127 · le 18 octobre 2026 · Dominique Mathieu-Vérité · Gironde

J’ai, pendant de nombreuses années, consacré mon temps et mes deniers à la construction d’un bateau. Si, dans le cadre d’une manifestation de colère telle que celle du 17 octobre, j’avais assisté au saccage de celui-ci, cela aurait été un crève-cœur pour moi. J’aurais été en colère… mais c’est principalement au gouvernement que j’en aurais voulu. Un gouvernement qui pousse les gens à bout et qui, curieusement, sait réprimer de façon inconsidérée des manifestations lycéennes, mais ne sait pas empêcher des casseurs d’agir…. Et pourtant, selon bien des médias, notre police semblait être sur le pied de guerre, prête à toute éventualité !
J’en fais des manifestations pacifiques, j’en signe des pétitions, j’en soutiens des appels contre des projets nuisibles à tous points de vue, néfastes pour notre planète, notre santé, nos libertés et qui se multiplient en France… ET RIEN…Nos gouvernants nous ignorent.
Alors, quand ça casse, je suis triste, mais pas étonnée…. Et je me pose une question : « Et si le ministre de l’Intérieur avait laissé faire pour discréditer des revendications considérées par beaucoup – dont je suis – comme légitimes ?  »
Mais non ! Je divague… Bien que…

Commentaires des médias

#126 · le 17 octobre 2026 · Albert Alter · Seine-Saint-Denis

La violence de « l’ultra gauche » est seule à être mise en accusation mais pas un seul média n’évoque des violences pouvant venir de « casseurs » de l’ultra droite.

Comment ne pas s’interroger sur les incendies de service publics, de commerces de proximité, sur les exactions contre des mairies qui ont pour point commun d’être des municipalités dirigées par la gauche : Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux ???

OU d’interventions venant de pays dirigés par des dictateurs que je ne citerai pas – chacun les reconnaîtra – pour déstabiliser notre pays et qui risquent de se développer dans l’avenir à l’approche des prochaines élections.

Je crois qu’il serait nécessaire d’en faire état…

Victoires Populaires soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon

#125 · le 15 octobre 2026 · Christian Lamarche

En prolongement et en confirmation de l’article très intéressant « Après Glucksmann, LFI rallie les soutiens », je crois qu’il faut souligner la décision prise par les adhérents de l’association Victoires Populaires de soutenir immédiatement la candidature de Jean-Luc Melenchon. Cette décision n’allait pas de soi pour une organisation qui avait choisi et promu la candidature de Christiane Taubira lors de sa première consultation citoyenne de primaire populaire en 2022. Elle me paraît significative des glissements qui sont en train de se produire dans le peuple de gauche.

La primaire socialiste

#124 · le 01 janvier 1970 · JP Lebaron · Saint-Yrieix la Perche

Quelle surprise! Le parti socialiste ne présentera pas de candidat aux prochaines élections présidentielles. En fait ce n’est guère une surprise. L’affaire couvait depuis un certain temps. Il suffisait d’une primaire pour faire passer la pilule démocratiquement.

Pourquoi Glucksmann? Il a fait un bon score aux européennes, il permet d’éviter une nouvelle déroute et surtout il est contre une alliance avec LFI. Drôle de façon entre nous d’entrevoir la lutte contre la droite et l’extrême droite.

Pour en revenir à la primaire, Ségolène Royal qui est une vraie socialiste a bien perçu le stratagème et c’est bien la seule à avoir parlé avec sincérité d’union de la gauche.

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