Courrier des Lecteurs
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Le projet de Clémentine Autain
Cette initiative pourra sembler naïve, inapplicable, stupide, mais vu l’état du Monde, je pense que nous n’avons pas le choix si nous voulons que la vie continue sur notre petite planète !
J’ai été émerveillé, enchanté et sécurisé de lire cette semaine l’entretien que vous avez eu avec Clémentine Autain interrogée par Lucas Sarafian. Merci, merci Politis ! Depuis presque 60 ans je milite avec joie et bonheur pour cette autre manière d’entreprendre des Coopératives ! SCOP (Sociétés Coopératives et Participatives) et S.C.I.C. (Sociétés Coopératives d’intérêt Collectif). Nous n’ étions que 500 S.C.O.P. en 1968 et à présent nous sommes 5.000 !
Je trouve que l’interview de notre députée de Seine Saint Denis ainsi que son projet présidentiel sont parfaitement sur la voie coopérative pour laquelle j’ai toujours milité et dont j’ai toujours rêvé (et encore maintenant à bientôt 89 ans!) .
Le mois prochain ,les 26 et 27 mars, j’irai comme d’habitude au congrès des SCOP à Toulouse et j’aimerais intervenir à propos du projet de Clémentine Autain ! Ce qui m’influence, et me pousse à y aller, est que chacun de nous devra et devrait intervenir afin d’agir pour ce nouveau monde possible. Une forte majorité des populations, dans tous les pays, sont d’accord que notre monde actuel va mal, même très mal avec des guerres, des exploitations, des égoïsmes, des maladies, des 18 milliards 300 de dollars de fortune accumulés par les fortunés rien que en 2025 en même temps que des famines, inacceptables vu nos progrès techniques dans tous les domaines; Et que le capitalisme au pouvoir cherche à maintenir les salaires au plus bas partout dans le monde !
J’ai déjà proposé à certaines forces de gauche et écologistes l’idée d’établir un impôt supplémentaire sur toute entreprise qui n’a pas le statut coopératif. Les partis de droite, le RN etc… mettront évidemment toutes leurs forces pour arguer, pour empêcher ces taxations supplémentaires des entreprises non coopératives ! Le débat sur ce sujet pourrait être bénéfique et passionnant pour l’avenir ! Je suis conscient que c’est un changement de paradigme dans une société capitaliste !!! Mais qui ne rêve pas ne change rien !!!
Par ailleurs, notre députée propose une aide financière pour l’alimentation par la Sécurité Sociale, que je trouve intéressante mais très difficile, pour le moment, vu notre dette publique ; MAIS, en taxant les résultats des entreprises non coopératives, nous trouverions non seulement de quoi financer l’aide alimentaire ,comme proposé par la députée, mais nous pourrions réduire et puis supprimer notre dette publique !
Face à Clémentine Autain
J’ai lu avec intérêt le « face à Clémentine Autain » du n° du 29 janvier 2026.
Comment ne pas partager le volontarisme et l’enthousiasme pour s’engager dans les luttes politiques d’aujourd’hui en vue des élections présidentielles de 2027, ?
J’ai 91 ans.Mon parcours militant commencé en 1956 a toujours combiné « le politique (communiste-union de la gauche »,le syndicalisme : enseignant EPS, l’associatif : FSGT-Sport populaire »
Les réponses de Clémentine Autain aux questions posées ont déclenché dans mon cerveau une série « d’interrogations -réflexions »…
Je me souviens de l’époque où Politis était un point de rencontre pour discuter des relations au sein de la gauche entre le PCF, Mélenchon, et d’autres pour construire un Front de gauche en vue des élections…
J’ai participé en 2006 à l’activité des collectifs « antilibéraux » (j’étais adhérent à Créteil) pour construire une candidature « collective » pour l’élection présidentielle, jusqu’à imaginer un tirage au sort entre les candidats organisés en « collectif »…
Le NFP (Front populaire ) a démontré récemment qu’il est possible de réussir « collectivement » une élection , mais « après » comment continuer ?
Si « l’autre monde » , auquel on aspire est « déjà dans le monde actuel »:que faut-il changer dans le monde actuel pour y arriver ?
Comment « l’esprit public » (ce que pensent les citoyens) peut-il « guider » le « sommet de l’État si on ne transforme pas d’abord l’État actuel , de type présidentiel, dirigé par un seul Homme ou Femme à qui on délègue nos pouvoirs ? (On connaît maintenant les résultats de l’instauration du système en 1958?)
Discutons…
Amicalement
Clémentine Autain mise en avant
La présentation en majesté de Clémentine Autain en couverture du dernier Politis interroge. « Entretien exclusif « suggère que l’ensemble de la presse se l’arrachait ce qui, en tout respect, ne doit pas être le cas. Et plus encore, cette accroche : « Moi, Présidente »…inscription subliminale qui renvoie à l’anaphore de François Hollande lors des élections présidentielles, gagnées, de mai 2012.
Le choix d’une couverture n’est pas neutre. Est-ce à dire que Mme Autain s’inscrit dans l’une des composantes de la gauche – l’héritage gauche social-démocrate porté par le PS- et qu’elle a ou aura le soutien de Politis dans ce positionnement ?
Soyons clairs : vous auriez pu accorder un entretien (tout court) à Mme Autain, l’une des candidates à « l’union de la gauche » (?), aucun problème. Mais votre choix éditorial semble une mise en avant manifeste de cette candidate.
En outre, l’entretien ne tient pas ses promesses. « Se nourrir de rencontres » et « avoir la culture du rassemblement » ne font pas un programme qui peut » emmener le pays à la victoire ».
En 2022, le LFI bashing avait emmené de nombreux lecteurs à se désabonner. A la veille d’élections primordiales pour notre pays, ne tombez pas dans ce sectarisme – que l’on voit déjà pointer dans l’entretien de Mme Autain qui, à l’unisson de toute la classe mediatico-politique, multiplie les coups de griffe contre Jean-Luc Mélenchon.
Sentiments très solidaires.
LFI- bashing
Dans le dernier numéro, Clémentine Autain constate le « bashing réel » subi par Jean-Luc Mélenchon avec les Insoumis… pour en rajouter une couche dans les propos suivants : « attitude hégémonique », ‘le buzz et la fureur »…
Mais qui a rompu avec le programme du Nouveau Front Populaire, si ce n’est le PS, qui sert de béquille à notre gouvernement de droite ? Qui a choisi « le format Bagneux » (la gauche sauf LFI) pour les élections municipales ?
Dans de précédents numéros de Politis, j’avais hélas déjà noté d’autres propos relevant du « LFI- bashing »…
Avec toute ma sympathie.
Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : un principe à géométrie variable
Alors que le président Trump – après l’enlèvement de Nicolás Maduro et plusieurs actes de piraterie maritime – affirme chaque jour plus clairement sa volonté de faire main basse sur le Groenland, nos dirigeants essaient de faire valoir l’article 1. 2 de la Charte des Nations Unies, où est inscrit « le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ».
C’est tout à fait louable mais ils auraient dû faire de même à propos du Sahara occidental. Les Européens ont laissé, lors de son premier mandat, le président des États-Unis disposer de ce territoire comme monnaie d’échange dans son « deal » avec le Maroc : en décembre 2020, Donald Trump reconnaissait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et Mohamed VI acceptait en retour de signer les « Accords d’Abraham » normalisant les relations du royaume chérifien avec Israël.
Les grandes puissances ont laissé faire et la France a même, à son tour, le 30 juillet 2024, reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, sans se soucier de la volonté du peuple sahraoui qui attend toujours un référendum d’autodétermination promis en 1991 et que devait superviser la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un Référendum au Sahara Occidental).
Le territoire est à 80 % sous occupation marocaine depuis 1975 et ses ressources – notamment le phosphate, le sable, les produits de la pêche et de l’agriculture – sont exploitées par le Maroc qui commerce allègrement avec les pays européens, toujours ingénieux pour contourner les arrêts de justice qui interdisent cette pratique. La Cour de Justice internationale de La Haye a dénié au Maroc un droit sur le territoire et les Sahraouis, représentés par le Front Polisario, demandent pacifiquement que le droit international soit respecté.
Après avoir piétiné le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour les Sahraouis, il devient difficile de l’invoquer pour les Groenlandais, les Vénézuéliens, les Colombiens, les Cubains, voire les Canadiens… On ne sait jusqu’où l’impérialisme états-unien s’étendra, dès lors que les autres puissances ont donné le feu vert avec le Sahara occidental.
Liberté, Égalité, Fiscalité !
Sébastien Lecornu a fait adopter la partie « recettes » du projet de loi de finances avec, comme concession à la justice sociale, une surtaxe concentrée sur les bénéfices des 320 plus grandes entreprises, rapportant 7,3 milliards d’euros à l’État. Les bonds du CAC 40 n’ont pas empêché le patron du Medef de refuser cette surtaxe et de se livrer à son habituel chantage : « L’impact du budget 2026 sur nos grandes entreprises sera lourd. Il aura des conséquences sur l’investissement et l’emploi « . Un chantage qui le tient à longue distance de nos 70 000 entreprises en faillite. Une forme aiguë de carence en patriotisme économique, assez caractéristique des élites mondialisées.
Comme ses fugaces prédécesseurs, Lecornu a choisi la logique comptable plutôt que la relance de l’économie et du pacte social. Occultant au passage quelques chiffres décisifs : 1) 53 milliardaires français sont plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies, soit près de la moitié de la population. Pendant que le taux de pauvreté atteint le niveau record de 15,4 % des habitants de France métropolitaine : près de 10 millions de personnes ; 2) 107 milliards d’euros ont été versés l’année dernière à leurs actionnaires par les entreprises du CAC 40 ; 3) entre 80 et 100 milliards d’euros par an : c’est le coût estimé de la fraude fiscale.
On ne peut s’empêcher d’opposer à ces chiffres le dépérissement de nos services publics. Des services d’urgences hospitalières incapables d’assurer leur rôle dans des conditions dignes : maltraitance des professions de santé contre maltraitance des usagers. Un remplacement progressif des structures d’éducation publique par des établissements privés. Une part croissante d’universités françaises en grandes difficultés financières, votant des budgets déficitaires pour 2026. Une précarisation de nos chercheurs et une perte de liberté académique par substitution de fonds privés aux subventions publiques. Une régression du financement de la transition écologique, qu’il s’agisse du développement des énergies renouvelables, de l’adaptation au changement climatique ou de la reconquête de la biodiversité.
Pour y remédier, une recette existe. Faite d’une transformation progressive du tout-puissant Bercy en un secrétariat technique au service des ministères des biens communs énumérés ci-dessus pour que soient effectués des arbitrages financiers cohérents. Faite d’une justice fiscale fortement redistributrice, alimentant décemment nos services publics. Et on se souviendra que « Fiscalité et dépenses publiques » était l’un des quatre thèmes du grand débat national de 2019. À un peu plus d’un an des présidentielles, il est urgent d’en déterrer les contributions citoyennes.
Taxer les riches. Paradigme de la justice sociale
Les élites ont une perception héritée et subjective du concept de domination : elles pensent que c’est un droit inhérent à leur classe sociale, et que leur pouvoir sur les structures sociales est la conséquence de leurs capacités endogamiques et méritocratiques, justifiant ainsi leur statut social et leurs politiques dévastatrices contre le tissu public. La caste a besoin des oligopoles (des)information qui diffusent leurs discours hégémoniques tout en renforçant sa légitimité : mass media au service de la divulgation du récit et de la production culturelle des dominants. Dans la même optique, le monde numérique et ses multinationales du métacapitalisme (GAFAM) sont devenus le nouvel opium du peuple, ainsi que le cheval de Troie du libéralisme autoritaire, dont la sphère d’aliénation est sous-jacente aux antivaleurs (narcissisme, individualisme exacerbé, fétichisme) selon le modus operandi des élites pour maintenir la masse anesthésiée et incapable de réagir idéologiquement à leurs politiques de contrôle et de façonnage des émotions populaires. Le talent fondamental des ultra-riches consiste à avoir une parfaite compréhension des mécanismes économiques de l’exploitation dans le monde du travail et, bien entendu, également sur les lois chaotiques de la spéculation financière de la mondialisation néolibérale sur la base d’un empirisme positiviste conforme à la logique du système. En revanche, le contrôle de l’économie exige la nationalisation des banques parce que la réalité financière est le résultat de décisions idéologiques.
Le capitalisme est une machine d’assistanat des riches qui est consubstantielle à la dégradation des aspirations d’émancipation du peuple. Taxer les riches est une condition de possibilité pour mettre en œuvre la justice sociale et démocratiser la richesse que crée la classe laborieuse.
Par ailleurs, le travail, sous le mode de production capitaliste, est source d’exploitation et de subordination à la lutte systémique pour satisfaire les besoins matériels, étant donné que la classe ouvrière est dépouillée du sens intrinsèque de sa production et réduite à être des pseudo-esclaves dans les marges de l’histoire en vue de garantir l’augmentation constante du profit d’une ploutocratie transnationale parasitaire. Les actionnaires des grandes sociétés sont enrichis par la détérioration de l’existence et des rapports de travail de la classe travailleuse, de plus en plus asphyxiée et pressée pour augmenter les dividendes de l’oligarchie de l’establishment capitaliste qui rêve de l’uberisation totale de l’activité économique où les algorithmes seront les nouveaux managers de la restructuration néolibérale de la prolétarisation systémique de la force de travail. D’ailleurs Le plus grand triomphe de l’élite est d’avoir imposé ses cadres idéologiques comme les seuls faisables dans la sphère de la réalité. Stigmatiser les pauvres est l’un des passe-temps favoris des ego réactionnaires.
Le premier acte d’émancipation est la prise de conscience que la réalité est une construction politique conçue par un groupe minoritaire de privilégiés qui mènent un train de vie de luxe et d’opulence tandis que la classe laborieuse a du mal à joindre les deux bouts. L’assujettissement des travailleurs est dû à l’obligation d’accepter des emplois de subsistance sous la logique capitaliste dans un rapport contractuel de subordination où leur temps est anéanti par la machine de domination. Autrement dit, celui qui possède notre temps est aussi le maître de notre existence.
L’économie de marché et ses lois de spéculation capitaliste doivent être dépassées par une économie de planification démocratique qui socialise la richesse produite par la classe ouvrière et rationalise la production, en créant les conditions matérielles et intellectuelles qui assurent à tout être humain le droit inaliénable à l’alimentation, au logement et à la satisfaction de tous les besoins essentiels. Une économie sociale qui place au centre le bien-être de la majorité et condamne à l’ostracisme de l’histoire la violence matérielle et symbolique d’un système économique qui spécule sur l’existence du peuple travailleur en usurpant les valeurs les plus précieuses de l’être humain : la liberté et la solidarité.
Maduro, Trump et le trafic de drogue
Maduro n’est surtout pas un ange de vertu, mais s’il s’agit vraiment de mettre fin aux tyrannies, Trump aurait pu commencer par le régime du Honduras qui est son sous-traitant en matière de violence et de répression.
On entend dire que le Venezuela n’est pas producteur de drogue ni organisateur du trafic. Mais sans consommateur il n’y aurait pas de trafic ! Mais quelles sont les raisons pour lesquelles (pour ne citer que les USA) il y a une telle criminalité due à ce trafic dont les USA détiennent le record du monde occidental ?
Qu’elles sont les raisons qui amènent tant d’usagers à son utilisation ?
Sans cette consommation il n’y aurait pas d’utilité à tout ce trafic ;C’EST LA SEULE QUESTION QUE NUL NE POSE et qui mériterait qu’on y réponde.
Je ne vois aucun commentateur ou responsable qui ne se la pose !!!
(Si la consommation de l’alcool est universelle, “La prohibition” dans les années 30 avait fait le lit du gangstérisme et les fortunes se bâtir sans y mettre fin.)
Non à l'hégémonisme politique
J’ai lu avec attention l’entretien avec Jean-Luc Mélenchon « Nous sommes les plus forts à gauche ». J’avais lu aussi Trotskisme, histoires secrètes – De Lambert à Mélenchon, de Denis Sieffert et Laurent Mauduit. Ne faut-il pas se méfier de « Nous sommes les plus forts à gauche », cet hégémonisme politique et qui semble vouloir mettre au pas le syndicalisme ?
Une excellente Année 2027 !
Sortez de votre engourdissement post-révenillon, rompez l’hibernation, il y a urgence ! Le triptyque fétiche de Trump s’est installé à la droite du paysage politique français : anti-migrants, anti-écologie, anti-woke. Ajoutez-y une louche d’obsession sécuritaire et une grosse cuillerée d’euroscepticisme, laissez gonfler la pâte, vous tenez l’une des recettes pour 2027. Il faut nous mobiliser, la dose fait le poison ! Plus encore que l’inquiétante progression des idées et des intentions de vote d’extrême droite, le fait majeur de notre actualité politique est qu’une partie de plus en plus considérable de LR souhaite s’y associer. Ciotti a créé l’UDR, Retailleau préfère officiellement le RN au PS et Wauquiez annonce qu’aux élections municipales de mars 2026, il faudra battre en priorité les candidats insoumis, quitte à voter pour le RN. Cette union des droites n’est rien d’autre qu’une vassalisation de LR, devenu largement minoritaire, à une extrême droite dominante, pour sauver sa peau et figurer au deuxième tour. Autre explication, le déplacement, par gouvernement et médias interposés, du cordon sanitaire vers LFI, devenu l’unique parti “anti-républicain”. Cette porosité croissante entre deux mondes politiques a gagné celui de l’entreprise dont ls élites semblent disposées à soutenir l’arrivée au pouvoir du RN. Vive Jordan, l’ami des patrons ! Bardella sa xénophobie, son souverainisme, son climatoscepticisme et son inexpérience.
Face à cette possible alliance électorale ainsi qu’à la longue liste des prétendants de centre droit, la réponse est à gauche. Non pas une gauche unie–nous n’y croyons plus–mais une gauche faite de deux candidatures seulement : rupture mélenchoniste et social-écologie. La seconde organisera une primaire et Glucksmann, Roussel et les petits partis écologistes, tel celui de Delphine Batho, devraient impérativement la rejoindre.
L’union de la social-écologie, c’est maintenant. Ce qui rend pitoyables les ronds de jambe du PS lors des négociations budgétaires. Justifier les concessions faites à Lecornu (abandon de la taxe Zucman et simple suspension de la réforme des retraites) par une volonté de stabilité gouvernementale n’a aucun sens : pourquoi maintenir à tout prix un régime exsangue dont une majorité des citoyens réclame l’euthanasie ? Ce renoncement s’ajoutant à d’autres, il faut se rendre à l’évidence, le PS est sous l’emprise de son aile social-démocrate.
LR et PS, deux partis largement ringardisés et un même réflexe de survie : un clin d’oeil trop appuyé vers leur droite.