Homoparentalité : en quête de reconnaissance

Porte-parole de l’Association de parents et futurs parents gays et lesbiens, Franck Tanguy évalue l’évolution des mentalités cependant
que les inégalités perdurent.

Ingrid Merckx  • 15 février 2007 abonné·es

L'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) a organisé, le 3 février à Paris, un débat « scientifique et politique » sur l'homoparentalité. La science permet-elle, conditionne-t-elle la reconnaissance ?

Franck Tanguy :> Face aux objections de principes, fondées sur des préjugés et des croyances, et face aux politiques qui disaient ne pas pouvoir prendre position sur des sujets qui n'avaient pas fait l'objet d'études, nous nous sommes livrés depuis plusieurs années à un travail de recensement. Nous publions aujourd'hui un Guide bibliographique de l'homoparentalité, qui compte près d'un millier de références. L'argument de l'absence de travaux ne peut plus nous être opposé. En outre, ceux-ci établissent qu'il n'y a pas de différences significatives sur le plan du développement psycho-social entre l'enfant de parents gays et/ou lesbiens et l'enfant de parents hétérosexuels. Ce que certains nous objectent maintenant, c'est le manque de recul. Selon les scientifiques présents le 3 février, on ne peut pas prédire le destin de quelqu'un dans plusieurs générations, quel qu'il soit. L'argument du manque de recul relève donc aussi du préjugé. Il y aura toujours un noyau impossible à convaincre.

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

À Paris, « une agriculture basée sur l’exportation détruit les agriculteurs »
Manifestation 9 janvier 2026

À Paris, « une agriculture basée sur l’exportation détruit les agriculteurs »

En dépit du vote d’une majorité d’États européens en faveur du Mercosur, la Confédération paysanne, les Soulèvements de la terre, la CGT, Solidaires et Cancer Colère ont voulu dénoncer l’hypocrisie d’Emmanuel Macron et sa vision productiviste de l’agriculture.
Par Maxime Sirvins
Entre l’État et le monde agricole, une confiance brisée
Analyse 9 janvier 2026 abonné·es

Entre l’État et le monde agricole, une confiance brisée

Depuis deux ans, les colères agricoles s’expriment dans la rue, dans les fermes et dans les médias. Tiraillé de toutes parts, le secteur oscille entre pessimisme, désarroi et défiance envers un État qui ne comprend plus cette population en manque de reconnaissance.
Par Vanina Delmas
En Lozère, du boulot… mais pas de papiers
Reportage 9 janvier 2026 abonné·es

En Lozère, du boulot… mais pas de papiers

Entre attentes interminables, refus répétés et condition de vie indécentes, des dizaines de sans-papiers sont laissés sur le carreau par la politique préfectorale de Lozère. Dans un département en plein besoin de main-d’œuvre, associations et habitants dénoncent un système devenu inhumain et incohérent.
Par Agnès Polloni
Santé mentale des jeunes : la lente perdition
Analyse 7 janvier 2026

Santé mentale des jeunes : la lente perdition

Érigée en « grande cause nationale 2025 », prolongée en 2026, la question de la détresse juvénile ne semble apparaître qu’entre deux paroles politiques et plusieurs dizaines d’études, toutes alarmantes. Derrière les chiffres et le réel manque de moyens, les raisons du mal-être, elles, sont éludées.
Par Elsa Gambin