La France de Sarkozy

Bernard Langlois  • 8 février 2007 abonné·es

C'est une lettre ouverte qui nous vient des environs de Pau. La signataire s'appelle Damira Asperti, une dame qui n'est plus toute jeune, puisqu'elle fut, à l'âge tendre, déportée à Ravensbrück pour faits de résistance (avec toute sa famille, elle faisait partie de la 35e brigade FTP-MOI de Toulouse). Comme elle le dit : « Nous avons bien défendu la terre de France de notre sang et de nos souffrances, alors que nous étions encore Italiens. » Et la France l'a reconnu, puisque Damira est médaillée militaire et chevalier (ou doit-on dire chevalière ?) de la Légion d'honneur.

C'était hier.

Mais, aujourd'hui, Damira Asperti, cette vieille dame courageuse, en a gros sur le coeur et a tenu à le faire savoir :

« Vais-je devoir, aujourd'hui, en 2007, alors que ma santé est chancelante, cacher la femme de mon neveu, Aïcha Titonel, et sa petite Yousra pour éviter que la police ne les arrête au petit matin, comme on raflait les résistants, les démocrates ou de simples citoyens... Pour empêcher qu'on arrête sa fille à la sortie de l'école et qu'on les conduise en camp de rétention, comme on conduisait les juifs à Drancy et les résistants dans d'autres camps ? Elles n'ont aucun crime, ni délit à se reprocher, Aïcha a tout simplement épousé mon neveu par amour et en toute légalité. Vers quelles dérives nous conduit la loi du 24 juillet 2006, dite loi

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Edito Bernard Langlois
Temps de lecture : 7 minutes