Exclusif

Nicolas S.  • 24 mai 2007 abonné·es

Ça vous étonne, hein ! Dans Politis ! Le bloc-notes de Nicolas ! Vous ne vous attendiez pas à ça. C'est une idée de Triboulet, mon bouffon. Celui que je viens d'engager pour la fonction (à la Cour, faut bien un bouffon, pas vrai ?), un marrant avec une tête de carême qui servait déjà sous Mitterrand, on l'appelle aussi l'Ortolan.

Il se prend pour un intello, faut surtout pas lui dire que c'est un clown, ça le vexerait. D'ailleurs, son titre officiel, c'est « conseiller à la culture » , c'est farce, hein ? Donc, Triboulet me dit comme ça : « Faudrait aller encore plus loin dans l'ouverture, Président. » (Il m'appelle « Président » , j'aime bien, ça fait moderne, américain, non ?) « Plus loin que les Kouchner, Jouyet, Gallo : tout ça, c'est la gauche en peau de toutou, comme moi ! Ça fait rigoler les vrais gauchos, les tatoués, ceux qui se parfument tous les matins à la lutte des classes, c'est à eux qu'il faut faire du gringue ; tiens, vous devriez proposer une tribune à Politis *; sûr, c'est moins lu que* Paris Trash *, mais c'est un public de purs, pas le genre qu'on achète pour un plat de lentilles ! Croyez-moi, Président, si vous vous les mettez dans la poche, ceux-là, alors vous n'aurez même pas à attendre deux ans pour restaurer l'Empire et installer votre dynastie... »*

Ben voilà. Sitôt dit, sitôt fait. Langlois m'a refilé ses pages sans barguigner (pas le genre à se lever de bonne heure, celui-là, une vraie feignasse !).

Donc, je vais vous raconter. En exclusivité. Mon avènement, vécu de l'intérieur. Comment je les ai tous niqués. Comment ils viennent me bouffer dans la main, les uns après les autres. Et la jouissance que ça me donne, sans blague ! Moi qui ai les héritiers en horreur, qui me suis fait tout seul, à la force du poignet (« Non, Triboulet, pas comme Onan : c'est parfois limite, ton humour, on dirait du Bigard ! »), je suis un homme comblé et je ne le cache pas.

Bling-bling

Par quoi on commence ? Ma croisière maltaise ? Même à l'UMP, certains coincés du cul ont trouvé à y redire : « Après la nuit des milliardaires au Fouquet's, le Paloma et son jacuzzi, ça fait beaucoup » , disaient-ils.

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Edito Bernard Langlois
Temps de lecture : 9 minutes