Le traité de Lisbonne n’est pas la fin de l’Histoire

Après la ratification du nouveau traité par voie parlementaire, et cela au mépris du suffrage universel, quatre responsables européens d’Attac* tracent de nouvelles pistes contre l’Europe néolibérale.

Politis  • 13 mars 2008 abonné·es

La France vient de ratifier le traité de Lisbonne, frère jumeau du Traité constitutionnel européen (TCE) rejeté par une majorité de Français et de Néerlandais. Il en sera probablement de même dans les autres États membres, même si les citoyens irlandais, qui seront les seuls à voter par référendum, peuvent encore mettre un grain de sable dans le processus. Évidemment, la pilule est difficile à avaler pour tous ceux qui se sont exprimés et mobilisés contre l'Europe néolibérale. Mais la rédaction et l'adoption de ce traité à la va-vite et en catimini par les gouvernements et sa ratification par voie parlementaire le privent de toute légitimité pour les citoyens européens. Il n'empêchera donc aucunement la poursuite des luttes contre l'Europe néolibérale. Ces mobilisations, qui ont permis le rejet du TCE en 2005, l'abandon de la directive portuaire, ou encore vidé d'une grande partie de son contenu la directive Bolkestein, sont loin d'être terminées. Mais pour passer à la suite, encore faut-il tirer les leçons du passé.

Manifestation d’Attac en Allemagne, le 2 janvier 2008. BRANDT/AFP

Il faut bien constater que, à la suite de la campagne pour un « non » progressiste au TCE, menée dans de nombreux pays, les forces mobilisées n'ont pas été capables de s'appuyer sur la prise de conscience des citoyens et sur l'impact du double « non » français et néerlandais pour mener une véritable offensive et peser durablement sur l'avenir de la construction européenne. Il est

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 6 minutes