La fable de la crise finale

Denis Sieffert  • 25 septembre 2008 abonné·es

L’évocation de la grande crise de 1929 sème toujours l’effroi, tant dans les milieux financiers que dans l’opinion. Elle avait précipité des millions de femmes et d’hommes dans la misère, et favorisé indirectement l’avènement du fascisme en Europe. On ne peut donc guère imaginer calamité plus épouvantable. Et cependant la tourmente n’a pas emporté le système. Elle n’a même pas eu raison de l’idéologie qui le soutenait. Sans jouer les grands clercs, nous savons déjà que la crise actuelle – quels que soient ses prolongements – n’achèvera pas davantage le système capitaliste, ni même sa variante néolibérale. Il n’y a pas de dépassement mécanique du capitalisme, tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’erreurs qu’il faudrait corriger mais d’intérêts qui

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes