Trop peu de cahiers verts dans les cartables
En dépit des ambitions affichées par l’Éducation nationale et des attentes des élèves, l’enseignement lié à l’écologie reste un vœu pieux à l’école. Et les classes de nature tendent à disparaître.
dans l’hebdo N° 1017 Acheter ce numéro
En cette rentrée encore, l’éducation à l’environnement ne sera certes pas la matière principale à l’école. Le problème ne date pas d’hier. L’enseignement de la protection de la nature et de l’environnement date de la circulaire 77-100 du 29 août 1977. Depuis, le ministère de l’Environnement a signé avec l’Éducation nationale plusieurs conventions et protocoles sur lesquels la poussière s’entasse lentement. Comme l’explique la fonctionnaire chargée du dossier au ministère de l’Écologie, « il n’y a pas de réalisation à la hauteur des ambitions affichées alors que les élèves sont de plus en plus demandeurs, au niveau du lycée et encore plus à celui de l’école primaire ». En avril 2003, un (des) rapport(s) de l’Éducation nationale dressait un tableau pessimiste, qualifiant la situation de « très confuse pour deux raisons majeures : la notion “d’environnement” continue à susciter débats et interrogations ; confondue encore parfois (mais de moins en moins heureusement) avec l’écologie, l’approche environnementale garde un ancrage biologique et géologique chez nombre de professeurs de sciences de la vie et de la terre, présente une accroche prioritairement humaine chez la majorité des
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