« Comment peut-on être exclu de tout ? »

Porte-parole du Collectif contre l’exploitation outrancière, Élie Domota* explique les raisons qui ont poussé les Guadeloupéens à se mettre en grève générale.

Thierry Brun  • 5 février 2009 abonné·es

Un mouvement de grève a été lancé en Guadeloupe par le Collectif contre l’exploitation outrancière (« Lyannaj kont pwofitasyon »). Quelle en est l’origine ?

Élie Domota : La Guadeloupe vit depuis plusieurs années une situation sociale désastreuse. 100 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté [sur une population de 450 000 habitants, NDLR]. Nous avons un taux de chômage record, qui dépasse les 30 %. À cela, s’ajoute la vie chère. Importateurs et distributeurs imposent des marges exorbitantes. Ils font des profits colossaux sur le dos des Guadeloupéens. Un exemple : la différence de prix d’un kg de pâtes alimentaires est de près de 80 % entre la France et la Guadeloupe. On nous dit que c’est le transport et le coût du

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