Plus de bio, c’est pas forcément écolo

Faire bondir la bio à 20 % des surfaces cultivées et des produits servis en restauration collective pour 2012 : le défi du Grenelle de l’environnement ne pourra être gagné qu’au prix d’importations massives.

Caroline Thiery  • 4 juin 2009 abonné·es
Plus de bio, c’est pas forcément écolo

Un minimum de 20 % de produits bios dans les repas de la restauration collective en 2012 : pour tenir ce cap fixé par le Grenelle de l’environnement, il faudrait multiplier par 20 les achats en bio d’un secteur qui livre plus de 3, 5 milliards de repas par an ! La France, à l’évidence, est loin d’être prête, mais qu’à cela ne tienne. Vendredi dernier, l’Agence bio, chargée de la promotion et du développement de la bio, annonçait, réjouie, les résultats d’une étude auprès des responsables de restaurants collectifs : un tiers propose déjà des produits bios de temps à autre, et 71 % entendent le faire à l’horizon 2012. L’enquête interrogeait : quels produits souhaitent-ils voir à table ? « Nous avons fréquemment des difficultés d’approvisionnement sur les produits que nous demandons, a répondu Nathalie Beugnot, chargée de la bio au CCC France, association de régies locales de restauration collective. Mais peut-être devrait-on d’abord se renseigner sur ce que peuvent fournir les agriculteurs locaux… » * Privilégier les filières régionales : un réflexe de bon aloi pour des régies souvent municipales et de taille modeste. Mais voilà mis face à face des acteurs n’ayant quasiment aucune pratique commune et peu de

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Écologie
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