Les militants de gauche veulent sortir de la diabolisation

Partout en France, élus et citoyens dénoncent l’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque par la droite et l’extrême droite. Localement, les divisions partisanes sont reléguées au second plan.

Lucas Sarafian  • 25 février 2026 abonné·es
Les militants de gauche veulent sortir de la diabolisation
Raphaël Arnault, député LFI, en février 2025 à Paris, lors d’un rassemblement de soutien à une association culturelle de travailleurs immigrés de Turquie ciblée par des militants d’ultradroite.
© Bastien Ohier / Hans Lucas via AFP (Raphaël Arnault) / Acrimed "Antifascisme et LFI" (journaux)

Déflagration politique. Après le meurtre du militant néofasciste Quentin Deranque, la droite et l’extrême droite se saisissent en chœur du moment. Avec pour seul objectif : cibler la gauche. Gérald Darmanin, Aurore Bergé, Sébastien Lecornu, Jordan ­Bardella… Tous ont accusé la gauche d’avoir une responsabilité dans ce drame. Partout en France, les militants de gauche se sentent incriminés. Les insoumis en première ligne. « Ce drame est devenu un prétexte pour certains qui jouent déjà la présidentielle. Tout est bon pour diaboliser la vraie gauche radicale », dénonce Nicolas Heyn, militant insoumis à Lille depuis 2016 et directeur de cabinet du maire insoumis de Faches-Thumesnil (Nord), Patrick Proisy.

« C’est une

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