Cornélien

Denis Sieffert  • 17 septembre 2009 abonné·es

On me pardonnera l’audacieuse métaphore qui suit, mais en contemplant le paysage à gauche, je ne peux m’empêcher de penser à ces dilemmes cornéliens qui ont fait les délices de nos études. Un certain romantisme en moins puisque, dans notre petit théâtre, la froide raison politique a tendance à remplacer les passions amoureuses. Mais, au fond, la tragédie est la même. Et, comme chez Corneille, c’est le personnage le plus fragile qui est le plus convoité. En l’occurrence, un parti communiste chancelant, qui aurait le rôle de Chimène au milieu de deux prétendants jaloux : le Parti de gauche et le Parti socialiste. Ou, si vous préférez, Rodrigue et Don Sanche (et tant pis si la distribution laisse poindre de ma part une préférence…). Une âme accommodante

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes