Pour le crash de l’aéroport !
Le constructeur de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, doit être désigné cet été. Depuis dix ans, les opposants dénoncent un projet antiécologique mené sans concertation. Reportage.
dans l’hebdo N° 1110 Acheter ce numéro

Dix ans que ça dure, et ils sont encore des milliers. Le dixième rassemblement contre le projet d’aéroport a encore réuni 2 500 personnes à Notre-Dame-des-Landes, le 4 juillet. Sur la prairie des éleveurs Sylvie et Marcel Thebault, menacée par une des futures pistes, se sont croisés militants, élus et familles pour soutenir l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa). « Nous ne sommes pas que des riverains égoïstes. Un aéroport, on n’en veut ni ici ni ailleurs » , scandent Dominique Fresneau et Christian Grisollet, coprésidents de l’Acipa, entre deux conférences consacrées aux alternatives de développement économique.
Le projet de Notre-Dame-des-Landes illustre à la fois les limites de la démocratie représentative et la combativité des citoyens. Évoqué dès les années 1960, tombé en désuétude dans les années 1980, le phénix des projets d’aménagement du territoire renaît en 2000. L’idée portée par l’État vient de quelques élus ligériens, le maire PS de Nantes, Jean-Marc Ayrault, en tête : un aéroport