Dossier : Pourquoi il faut un référendum

Pourquoi un référendum est nécessaire

Des citoyens et des politiques réclament une consultation populaire sur la réforme des retraites. Une forme de riposte au déni démocratique manifesté par le gouvernement dans cette affaire. Et une façon de s’emparer d’un débat de société aux multiples implications.

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Comme il fallait s’y attendre, la mobilisation du 7 septembre n’a pas suffi. Deux millions cinq cent mille manifestants ont arpenté les rues de nos villes en rangs serrés, mais rien n’y a fait. La loi, bientôt votée par l’Assemblée, sera dans quelques jours soumise aux sénateurs. En attendant, Nicolas Sarkozy a saupoudré le texte initial d’une poignée d’aménagements qui n’étaient même pas de nature à ébranler l’apparent front syndical. Le prochain rendez-vous dans la rue est fixé au 23 septembre. La date a fait débat. Partisans d’une échéance plus rapprochée, l’union syndicale Solidaires et FO. Plus réservés, la CGT et la CFDT. Les dirigeants des deux principales confédérations redoutent tout ce qui pourrait déboucher sur une grève reconductible. Mais il faut aussi compter avec une base qui, elle, n’entend pas lâcher prise. C’est dans ce paysage social explosif que sont apparues deux nouvelles données politiques.

D’une part, l’engagement de Ségolène Royal, confirmé ensuite par plusieurs dirigeants socialistes, de revenir à l’âge légal de la retraite à 60 ans en cas de retour au pouvoir en 2012. On en prend acte. Même si plusieurs responsables socialistes se sont empressés de nuancer le propos. D’autre part, l’idée d’un référendum, lancée notamment par Jean-Luc Mélenchon, mais repris par Ségolène Royal, et sur un mode plus discret par Cécile Duflot. Nous ouvrons ici le débat sur la question démocratique posée en premier lieu par le mode opératoire choisi par le gouvernement pour un bouleversement social aussi important : pas de véritables négociations, un débat tronqué à l’Assemblée, un mépris affiché par le président de la République pour ses propres promesses, et pour la mobilisation populaire. Et c’est dans ce contexte très particulier d’impasse démocratique que nous reprenons l’idée d’un référendum. Non sans donner la parole à un éminent juriste qui juge la chose constitutionnellement possible, mais émet de fortes réserves de principe, et préconise d’autres formes de délibération participative.


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