Un coup de gueule contre le Duc des Lombards

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C’est comme un abcès qu’on crève. Et c’est le talentueux pianiste de jazz Laurent Coq qui le fait sur un blog au nom qui résonne : « Révolution de jazzmin ». S’autorisant de multiples conversations avec de nombreux musiciens, mais toujours restées confidentielles, Laurent Coq pousse publiquement un coup de gueule contre la célèbre boîte de jazz parisienne, le Duc des Lombards, et son responsable, Sébastien Vidal, également responsable de la programmation à la radio TSF Jazz.

Parmi les récriminations : les conditions déplorables de jeu sur scène pour les musiciens et d’écoute pour les amateurs de jazz dans le public (les autres sont plutôt là pour manger et faire du bruit, à 2 mètres des musiciens) ; le pouvoir acquis par Sébastien Vidal en cumulant des postes sans en assumer toutes les responsabilités, notamment à l’égard des musiciens ; l’absence de pluralisme dans la programmation de TSF, la prétendue radio de « tous les jazz »… Plus largement, écrit Laurent Coq, « il s’agit aussi de dénoncer une dérive dans la manière dont on présente cette musique au grand public, en cherchant à la formater pour la conformer à des méthodes de vente qui sont à l’œuvre dans la pop ou la variété » .

Il faut bien reconnaître que les réponses de Sébastien Vidal ou celles de Bruno Delport, le gérant de TSF Jazz, sont pour le moins sur la défensive, voire cassantes. Dommage : car la prise de position publique et courageuse de Laurent Coq provoque sur son blog une libération de la parole, où se mêlent les voix de nombreux musiciens (Michel Goldberg, Julien Loureau, François Laudet, Philippe Chagne, Robert Ménière, Michel Barbe, Pierre Sibille, Géraldine Laurent, Jérôme Sabbagh…). Le débat est ouvert et pose désormais de multiples questions sur le jazz, sa diffusion, son économie, toutes passionnantes, qui déboucheront, espérons-le, sur un solide cahier de revendications et de propositions.


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