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Palestine, une ex-prisonnier témoigne

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C’est sans doute « l’effet Gilad Shalit ». Les prisonniers palestiniens, qui n’ont droit généralement à aucun égard, même dans les médias occidentaux, ont eu droit ces dernières semaines à quelques articles. Alors qu’une conférence internationale organisée en janvier dernier à Rabat pour alerter le monde sur leur sort n’avait eu qu’un faible écho, on semble se soucier enfin de cet énorme problème. Preuve que le rapport de force dans le domaine de la communication est à peu près le même que sur le terrain militaire, il a fallu la libération du jeune soldat israélien capturé par le Hamas en 2006, et l’échange avec 1 027 prisonniers palestiniens, détenus plus ou moins arbitrairement par Israël, pour que leur sort préoccupe l’opinion occidentale.

Mais, au-delà des chiffres, c’est une histoire humaine que nous avons voulu raconter cette semaine. Ne croyez pas que celle de Samir Essaoui est exceptionnelle. C’est pour un Palestinien un destin assez commun : frère tué par l’armée israélienne au cours d’une manifestation, parents et proches plusieurs fois emprisonnés…

Et, tout aussi terrible peut-être, un sentiment extrême de précarité dans un pays où le droit est remplacé par le bon vouloir du colonisateur. Le pire est peut-être dans cette affiche israélienne exhibée par Samir Essaoui. Il y figure au milieu d’autres prisonniers récemment libérés, désignés à la vindicte des colons. Libre, mais immédiatement offert à la haine, et à la loi de Lynch de la colonisation. Cette affiche invitant à mots à peine couverts à régler leur compte à ces « terroristes », c’est l’Affiche rouge des Palestiniens.


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