Dossier : Obama, one more time ?

Obama peut-il être réélu ?

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Ce mardi marquait le début du long processus électoral qui doit conduire à la désignation du président des États-Unis, le 6 novembre prochain. Comme toujours, ou presque, ce processus est bancal. Il ne concerne que l’opposition républicaine. Le Président sortant, Barack Obama, est, lui, assuré d’obtenir l’investiture du parti démocrate pour briguer un second mandat. Il s’agit donc de désigner le challenger. Mais le premier caucus  [[ Le caucus est
un mode de désignation ancestral encore en vigueur dans certains États. Les électeurs votent à main levée au cours d’assemblées locales.]], celui de l’Iowa, pour marginal qu’il soit démographiquement, a souvent revêtu une valeur de test. Il n’est pas rare que le vainqueur de cette élection primaire, dans ce petit État rural du centre des États-Unis, soit celui que son parti désigne plusieurs mois plus tard. Au milieu d’une galerie de portraits de personnages qui peuvent nous paraître farfelus, voir carrément inquiétants par leur inculture et leur simplisme, c’est l’ex-gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, qui fait figure de favori.

Mauvaise pioche pour Obama, car Romney est aussi celui qui s’annonce comme l’adversaire le plus dangereux pour l’actuel locataire de la Maison Blanche. Parce qu’il est le plus modéré, le moins extravagant, à nos yeux et aux yeux de nombreux électeurs américains déçus par Obama. Voilà bien le problème : Obama est surtout menacé par lui-même. Après avoir suscité un immense espoir et nourri beaucoup d’illusions, le « premier président noir » de l’histoire des États-Unis a déçu son électorat, qui risque de le bouder en novembre prochain. Perpétuellement à la recherche du consensus avec des adversaires irascibles, il a beaucoup reculé sur des engagements majeurs. Sa réforme de santé a terminé en lambeaux, sa promesse symbolique de fermer Guantanamo n’a pas été tenue. Sa capitulation devant le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a été du plus mauvais effet sur la scène internationale. Plus que tout, ce président réputé de gauche est confronté à des chiffres records de chômage.


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