L’affaire PSA

Denis Sieffert  • 19 juillet 2012 abonné·es

« Un choc pour la Nation. » C’est en ces termes que le ministre du Redressement productif (on a du mal à s’y habituer !) a accueilli l’annonce de la fermeture du site d’Aulnay de PSA. Sous l’emphase des mots, Arnaud Montebourg a mis le doigt sur une contradiction typique du néolibéralisme : si PSA, société de droit privé, peut bien théoriquement embaucher et licencier qui bon lui semble, pourvu qu’elle respecte les procédures, les conséquences, elles, sont éminemment politiques. Cela tient, bien sûr, à l’ampleur du désastre social, mais aussi à la portée symbolique de la marque et à la place de l’automobile dans notre histoire industrielle. Pour preuve, c’est bien vers le gouvernement que les salariés se tournent. Et c’est bien la réaction de François Hollande

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes