Prisons : Rétention de formation
Alors que la loi pénitentiaire énonce le droit d’une « activité » pour les détenus, l’apprentissage professionnel piétine.
Lors de l’inauguration du centre pénitentiaire du Havre en août 2010, Michèle Alliot-Marie, alors garde des Sceaux, faisait de celui-ci un « modèle de modernité ». Mais ses 690 places, ses 32 000 m2 et ses quatre unités de vie familiale masquent difficilement le manque de locaux destinés aux ateliers des détenus. Des salles de classe adaptées aux formations professionnelles n’ont pas été prévues.
La loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 inscrivait pourtant « l’activité » en prison comme une obligation, respectant – grossièrement – les règles édictées par le Conseil de l’Europe. L’antienne de la réinsertion fait de la formation professionnelle un droit. Mais, par son manque de
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