Russie : Les popes, un sacré pouvoir

Comme l’affaire des Pussy Riot l’a montré, l’Église orthodoxe exerce de plus en plus d’influence sur le Kremlin et sur la société russe.

Claude-Marie Vadrot  • 6 septembre 2012 abonné·es

La récente condamnation de trois chanteuses du groupe Pussy Riot [^2] à deux ans de camp a montré qu’en Russie le pire n’était pas de mettre en cause Vladimir Poutine, mais de railler la religion. D’autres affaires le démontrent : la puissante Église orthodoxe intervient de plus en plus dans le contrôle de la société, même si le nombre de ses fidèles n’a pas beaucoup augmenté depuis la fin de l’URSS. Celui des popes, en revanche, a explosé. C’est un bon job, plutôt bien payé, comme sous le régime communiste. En effet, si la première période de la Révolution (notamment sous Staline, qui n’est pas intervenu pour sauver les popes et les moines) donne

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes