Deux appels sur trois au 115 restent sans réponse

Le dernier baromètre des demandes d’hébergement au 115 confirme une « explosion des besoins ».

Politis.fr  • 15 janvier 2013
Partager :
Deux appels sur trois au 115 restent sans réponse

En décembre, 57 % des appels au 115 sont restés sans réponse. L’augmentation non négligeable du nombre de places d’hébergement d’urgence, qui a permis entre décembre 2011 et décembre 2012 de faire grimper le nombre de personnes hébergées de 41 %, reste donc insuffisant.

Selon la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), qui tient un baromètre des appels au 115 sur 37 départements, le numéro d’urgence doit faire face depuis un an à « une explosion des besoins » .

L’association observe une augmentation de 22 % des demandes d’hébergement sur un an, avec 59 476 demandes en décembre 2012. Cette tendance est particulièrement forte pour les familles, qui sont 40 % de plus qu’il y a un an à solliciter un hébergement d’urgence.

Au mois de décembre 2012, les demandes au 115 concernent un total de 16 705 personnes différentes. Soit un tiers de plus qu’il y a un an.

Ces chiffres posent la question de la sortie de l’hiver, alors que Cécile Duflot, la ministre du Logement, annonçait à sa prise de fonction « la fin de la gestion au thermomètre » . Car les locaux mobilisés pour l’accueil hivernal (casernes, gendarmeries, locaux hospitaliers, gymnases, hôtel…) restent inadaptés pour la « stabilisation » des personnes hébergés.

Lire > Hébergement d’urgence : vivement l’hiver !


Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

La pollution, un impensé colonialiste
Analyse 6 février 2026 abonné·es

La pollution, un impensé colonialiste

Chlordécone aux Antilles, pénuries d’eau à Mayotte, aires d’accueil de gens du voyage contaminées, quartiers populaires asphyxiés… Les populations racisées paient le prix fort d’un racisme environnemental que l’écologie dominante peine encore à nommer.
Par Thomas Lefèvre
À Hellemmes-Ronchin, « on paye pour notre mort »
Reportage 6 février 2026 abonné·es

À Hellemmes-Ronchin, « on paye pour notre mort »

Depuis plus d’une décennie, l’association Da So Vas dénonce des conditions de vie alarmantes sur l’aire d’accueil en bordure de Lille et demande des solutions de relogement. Ce lieu est devenu un symbole du racisme environnemental subi par les gens du voyage.
Par Thomas Lefèvre
La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés
Histoire 5 février 2026

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés

Marquées par les traumatismes de guerre, de racisme ou de pudeur, les histoires familiales des enfants issus des générations postcoloniales peinent à être partagées. Face à ces silences, les enfants héritent d’une mémoire fragmentée, et peinent à retrouver leur récit.
Par Kamélia Ouaïssa
Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression
Analyse 5 février 2026 abonné·es

Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression

Les médias dominants, ou mainstream, semblent aborder encore l’histoire coloniale et l’immigration à travers un regard dominant. Podcasts, médias indépendants et plateformes numériques deviennent alors des lieux de contre-récit, de mémoire et de réappropriation.
Par Kamélia Ouaïssa