Le mot malheureux de François Hollande sur la «sincérité» de Stéphane Hessel

Évoquant l’engagement de Stéphane Hessel en faveur du peuple palestinien, lors de son discours d’hommage, jeudi 7 mars, le président français a fait part d’une certaine « incompréhension ».

Denis Sieffert  • 7 mars 2013
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Le mot malheureux de François Hollande sur la «sincérité» de Stéphane Hessel
© Photo : AFP / ZACHARIE SCHEURER / POOL

Décidément, le conflit israélo-palestinien ne connaît jamais de trêve. Alors qu’il rendait un hommage solennel à Stéphane Hessel, jeudi matin dans la cour des Invalides, François Hollande a cru devoir porter un coup de griffe inattendu en cette circonstance au grand résistant disparu : « Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter par ses propos l’incompréhension de ses propres amis. J’en fus. La sincérité n’est pas toujours la vérité. »

Saura-t-on quelle est cette vérité que Stéphane Hessel aurait méconnue et que le président de la République connaîtrait ? Un peu plus tard, au cimetière Montparnasse, faisant l’éloge du défunt, Michel Rocard invitait ceux qui ont critiqué Stéphane Hessel sur son engagement en faveur des droits des Palestiniens à « faire d’abord leur examen de conscience…»

Les applaudissements ont jailli d’une foule nombreuse et recueillie.

  • Voir l’extrait du discours:

Monde
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