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Cahuzac : un mensonge d’Etat

Avec les aveux de Jérôme Cahuzac, l’affaire prend une dimension nouvelle. Et de nouvelles questions surgissent.

Avec les aveux de Jérôme Cahuzac, l’affaire prend une dimension nouvelle. Deux nouvelles questions surgissent. La première : d’où vient l’argent placé sur un compte suisse puis à Singapour ? « De ses activités de chirurgien » , s’empresse de répondre l’avocat Jean Veil, qui ajoute tout de même, « et de ses activités de consultant » . S’il se trouve que ces revenus ont quelque chose à voir avec le lobbying des laboratoires pharmaceutiques, ce peut être une « affaire dans l’affaire » qui commence.

L’autre question risque d’être plus fâcheuse encore pour le gouvernement, et peut-être même pour le président de la République. Qui savait la vérité et depuis quand ? S’il advenait qu’une sorte de conjuration du silence a entouré l’ex-ministre du Budget, on imagine que l’affaire prendrait une autre dimension. L’hypothèse inverse est tout aussi crédible. On peut imaginer que découvrant (tardivement) la vérité, François Hollande ait sommé son ancien ministre de passer aux aveux. Entre ces deux hypothèses, l’une politiquement désastreuse, l’autre à peine plus valorisante, il y a la place pour entretenir un climat délétère dont le gouvernement n’avait pas besoin. Finalement, ce n’est pas tant l’affaire de l’évasion fiscale, que le mensonge répété pendant plusieurs mois qui risque de faire des dégâts bien au-delà d’un homme déjà hors jeu de la vie politique. Accessoirement, l’affaire pose aussi la question d’un certain personnel politique lié au parti socialiste.


Photo : MARTIN BUREAU / AFP

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