FN, la guerre des mots ne suffit pas
On ne vote plus pour le Front national parce qu’on est fasciste, mais parce qu’on se sent piégé, englué, dans un système qui tétanise notre démocratie.
dans l’hebdo N° 1273 Acheter ce numéro
C’est un sondage qui, la semaine dernière, a propulsé le Front national un peu plus encore à l’avant de notre scène médiatique. Ces 24 % promis au parti de Marine Le Pen pour les élections européennes de juin prochain, loin devant l’UMP et le PS, ont agi comme un électrochoc [^2]. Ajoutez-y la cantonale de Brignoles et le lancinant refrain des experts nous répétant que le FN s’est banalisé, assagi, voire humanisé, et vous aurez cette étrange atmosphère où se mêlent peur et fascination.
Poussant son avantage, Marine Le Pen a, dans le même temps, engagé une querelle politico-sémantique qui a eu son effet. Elle ne veut plus désormais que son parti soit qualifié d’extrême droite. On pourrait s’en étonner, mais c’est du côté de la gauche libérale que la riposte a été la plus virulente. Tout au long du
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