Dossier : 30 ans après la Marche de l'égalité : Notre tour de France des quartiers

Notre tour de France des quartiers

Politis a fait son tour de France des quartiers populaires, à la rencontre des habitants et des associations qui font face, trente ans après la Marche pour l'égalité, aux mêmes défis que leurs aînés.

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Le 15 octobre 1983, une poignée de marcheurs anonymes décident d’élever la voix contre la litanie des crimes racistes sans suites judiciaires. Partant du quartier de la Cayolle, à Marseille, où un enfant gitan a perdu la vie quelques mois plus tôt dans l’explosion d’une bombe, la Marche contre le racisme et pour l’égalité rallie Paris un mois et demi plus tard, dans un formidable élan populaire. Le temps d’une célébration, la France entrouvre une fenêtre sur cette autre « banlieue ». Celle qui, aujourd’hui encore, se bat pour la justice et l’égalité. À l’occasion de cet anniversaire, Politis a fait son propre tour de France des quartiers populaires, à la rencontre des habitants et des associations qui font face, trente ans après la Marche, aux mêmes défis que leurs aînés : les discriminations, un mal-logement incurable, la précarité qui s’intensifie, les violences institutionnelles, auxquels s’ajoute une assignation identitaire qui oblige les enfants d’immigrés à montrer patte blanche. « Comme si nous étions des étrangers », soupire un habitant du Petit-Bard, à Montpellier. Malgré les multiples dispositifs de la « politique de la Ville » et les milliards d’euros de la rénovation urbaine, qui ont métamorphosé la plupart des quartiers HLM de France, la « rénovation sociale » est au point mort. Les nombreuses histoires de réussite restent donc individuelles et synonymes de départ. Et elles le resteront tant que les conditions d’une véritable solidarité nationale ne seront pas réunies. Pour « ceux qui marchent encore », le temps des commémorations doit être une occasion de le clamer haut et fort.


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