Parutions de la semaine

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La Chute de Paris

14 juin 1940

Herbert R. Lottman, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marianne Véron, éd. La Fabrique, 516 p., 25 euros.

Connu notamment pour sa biographie d’Albert Camus et la Rive gauche, qui retrace les heures de gloire du Paris intellectuel, l’historien états-unien spécialiste de l’Hexagone Herbert R. Lottman a publié ce formidable récit outre-Atlantique en 1992. Il raconte jour par jour, voire heure par heure, la marche inexorable de l’armée allemande sur la capitale à partir de la nuit du 9 au 10 mai 1940, signant la fin de la « drôle de guerre ». L’auteur relate l’angoisse des Parisiens, des plus célèbres jusqu’à l’homme de la rue, devant l’avancée des nazis, redoublée par la désagrégation du pouvoir et de l’État. Jusqu’à l’entrée de la 87e division d’infanterie allemande dans Paris, qui capitule sans combat.

La Gauche radicale en Europe

Jean-Numa Ducange, Philippe Marlière et Louis Weber, éd. du Croquant, 128 p., 8 euros.

Véritable présentation mais aussi tentative de cartographie d’une « famille politique », cet ouvrage s’attache à étudier la « gauche radicale » en Europe, qui a fait sien le fameux appel de Pierre Bourdieu en 1998, exhortant la gauche de gouvernement à cesser de vouloir « appliquer les politiques de ses adversaires ». Cela afin de la différencier de « l’extrême gauche », considérée comme simplement « protestataire ». Certes, la différence est forcément étroite et découle essentiellement du choix des auteurs, admettant volontiers la « part d’arbitraire » – et, à demi-mot, leur proximité avec le Front de gauche français. Ils proposent cependant une vue d’ensemble assez novatrice, à la fois historique et programmatique, de cette « autre » gauche en Europe, dite « de transformation sociale », animée d’une volonté autant de rupture avec le néolibéralisme que de construction d’alliances en dépit des spécificités nationales.

Libération (1973-1981)

Un moment d’ivresse

Alain Dugrand, Fayard, 280 p., 20 euros.

« Je ne lis plus Libé, j’ai trop aimé Libération, qui osait en 1973 : “Déculottons nos phrases pour être à la hauteur des sans-culottes”. » Alain Dugrand, l’un des 14 fondateurs de la SARL Libération en 1974, livre ici, dans un style enjoué, le récit des huit premières années du journal né dans le sillage de Sartre, de Benny Lévy (cf. ci-contre) et de l’après-68. Un quotidien qui affichait alors en une la phrase de Mao –  « On a toujours raison de se révolter »  –, loin de celui qu’on connaît aujourd’hui. Sans « la moindre nostalgie, car ce qui reste de meilleur n’est pas du passé », Alain Dugrand retrace ce « moment d’ivresse », nourri de l’utopie d’une presse différente et de « ce journalisme irrespectueux » qui disparut à la veille de l’élection de François Mitterrand.


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