L’appel des mères pour les enfants de la Palestine

Face au massacre des enfants palestiniens, des mères de France appellent à marcher le 15 juin devant l’Élysée pour exiger des sanctions contre Israël et des actions immédiates de la part d’Emmanuel Macron.

Collectif  • 1 juin 2025
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L’appel des mères pour les enfants de la Palestine
Au rassemblement, à Paris, en soutien à Gaza et à l'arrestation de la Flottille de la liberté par Israël.
© Maxime Sirvins

Nous, mères de France, unies et déterminées, appelons à la mobilisation pour mettre fin au massacre des enfants palestiniens.

L’heure n’est plus aux discours sans effet et aux vœux pieux. C’est pourquoi nous, mères, appelons à marcher pour que l’État français, en la personne du président Emmanuel Macron, prenne immédiatement toutes les mesures concrètes possibles, dont des sanctions à l’encontre d’Israël et ses dirigeants, en application de l’avis de la Cour internationale de justice, de la Cour pénale Internationale et de la Convention pour la prévention du crime de génocide.

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Le 24 mai 2025, la Dre Alaa al-Najjar, pédiatre à Gaza, a vu arriver à l’hôpital Al-Nasser les corps calcinés de ses propres enfants. Neuf de ses dix enfants ont été tués par l’armée d’occupation israélienne dans le bombardement de leur maison. Le plus jeune avait six mois.

Comment une mère peut-elle survivre à cela ? Quel monde peut tolérer qu’un peuple tout entier soit privé de ses enfants, pulvérisés dans leur sommeil ? Ceux qui tuent les enfants n’ont pas d’excuse. Ceux qui ne font rien pour l’empêcher se rendent complices.

Depuis le 7 octobre 2023, selon l’ONU :

  • plus de 15 000 enfants ont été tués par l’armée israélienne, et ce décompte macabre s’alourdit de 25 enfants en moyenne chaque jour qui passe… ;
  • plus de 34 000 enfants ont été blessés, dont au moins 4000 qui ont dû être amputés, souvent sans anesthésie ;
  • des milliers d’enfants sont portés disparus, probablement morts, ensevelis sous les décombres ;
  • plus de 20 000 enfants sont devenus orphelins, et vivent dans des conditions tragiques, souvent à la rue, livrés à eux-mêmes ;
  • et 17 000 enfants sont menacés de mourir de faim à cause de la famine organisée par les forces israéliennes qui bloquent l’aide humanitaire, toujours selon l’ONU.

Si 2022 avait été, jusqu’alors, l’une des années les plus meurtrières pour les enfants palestiniens, ils sont devenus depuis 600 jours les premières victimes d’un génocide en direct, effacés des cartes et des consciences.

Nous refusons de détourner le regard.

Sur le même sujet : À toutes les mères de Gaza

Nous pensons à Hind Rajab, 6 ans, abattue alors qu’elle appelait à l’aide, coincée sous les cadavres de sa famille dans leur voiture criblée par 335 balles. À Amal, à Adam, à tous les visages, les cris, les larmes qui hantent désormais nos nuits de mères.

Il ne s’agit pas seulement des enfants tués. Il y a tous les autres. Ceux qui tentent de survivre, sans jambes, sans bras, sans famille. Ceux qui hurlent de douleur sur leur lit d’hôpital, entièrement brûlés au troisième degré. Ceux qu’on a arrachés à leur mère, à leur école, à jamais traumatisés, le corps tremblant et le regard hagard. Ceux qu’on a enfermés sans accusation, sans jugement, sans visite. Ceux qu’on torture et qu’on force à signer des aveux à 13 ans, dans une langue qu’ils ne connaissent pas. Ceux qu’on affame sciemment, au vu de tous.

Qu’en est-il de nos consciences ? Quelles que soient notre couleur de peau, notre religion, notre genre, notre classe sociale, nos opinions politiques, c’est notre humanité qui est enterrée avec chaque enfant palestinien.

Sur le même sujet : « Les enfants palestiniens ne sont-ils pas des enfants ? »

La protection des enfants est un droit fondamental, une obligation internationale. Or aujourd’hui, le génocide mené par Israël est devenue la principale menace contre ce droit, contre la vie même des enfants.

Ceux qui tuent les enfants n’ont pas d’excuse. Ceux qui ne font rien pour l’empêcher se rendent complices.

La protection des enfants est un droit fondamental, une obligation internationale.

Unissons-nous et marchons ensemble, en tant que mères, pour obtenir d’Emmanuel Macron des actions concrètes et immédiates afin que cesse le massacre des enfants palestiniens. 

Rendez-vous le dimanche 15 juin 2025, à 15 heures, à Paris devant l’Élysée.

Habillées en noir et blanc – couleurs du deuil et de la colère, venez avec vos mères, vos enfants, vos amies, vos collègues. Avec vos poussettes aussi.

Sans logo. Sans drapeau – sauf celui de la Palestine.


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