Roanne, capitale des libertés syndicales
Des milliers de manifestants venus de toute la France , dont le leader de la CGT Thierry Lepaon, sont à Roanne pour soutenir cinq cégétistes convoqués une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel. Ils n'ont détruit aucun portique écotaxe, n'ont pas jeté de chrysanthèmes sur les forces de l'ordre, ni détruit le portail d'une sous-préfecture à coup de pelleteuse.
Leur crime? Le 23 septembre 2010, vers 6 heures du matin, ces cinq agents du secteur public ont été surpris par la police en train de taguer le trottoir et les murs de la sous-préfecture de la Loire, avant une manifestation contre la réforme des retraites. Ces tags visaient surtout le député UMP Yves Nicolin, ancien maire de Roanne, partisan de la réforme : « Nicolin, casse-toi pauv’con », « Nicolin, fossoyeur des retraites »…
En septembre 2011, Christel Coste, Christian Osete, Jean-Paul Barnaud, Gérald Dionizio et Didier Marchand, « les cinq
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