Copé aime-t-il les enfants ? (À flux détendu)

Quelques questions à propos de M. Copé.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Quelques questions à propos de M. Copé. Est-il un internaute ? Oui. Il surfe sur le site latheoriedugenre.fr, dépendant du très réac syndicat étudiant UNI. C’est là qu’il a trouvé la bonne idée de s’en prendre à Tous à poil !, le brûlot pro-zézettes et zigounettes de Claire Franek et Marc Daniau, publié aux Éditions du Rouergue. M. Copé est-il un opportuniste ? Oui. Contre l’école de la République, contre les professeurs – ces fainéants qui votent à gauche –, contre le gouvernement, tous les moyens sont bons. Même celui de détourner le sens d’un livre. Car ce que raconte Tous à poil !, c’est que, si les voisins, la mamie, la maîtresse, le président-directeur général se défont de leurs effets avec tant d’enthousiasme, ce n’est pas pour se livrer à une dégoûtante orgie, comme des esprits innocents pourraient le penser, mais pour plonger dans la mer. Il faut dire que dans la piscine de Ziad Takkedine, M. Copé, lui, portait un maillot de bain…

M. Copé est-il dangereux ? Oui. Parce qu’en stigmatisant Tous à poil ! il se fait le porte-parole des forces obscurantistes qui multiplient les pressions et les pétitions afin de contrôler les bibliothèques et d’obtenir des éditeurs et des auteurs qu’ils s’autocensurent. M. Copé est-il un cynique ? Oui. Car les enfants, pour lui, ne sont qu’un prétexte. Il les instrumentalise dans un but de basse politique. M. Copé est-il un pédophile ? Non. Mais la pédophilie des autres, celle des curés par exemple, ne le dérange pas. Un récent rapport du comité des Nations unies sur les droits de l’enfant constate « que le Saint-Siège n’a pas reconnu l’étendue des crimes commis, n’a pas pris les mesures nécessaires pour faire face à ces affaires de pédophilie et pour protéger les enfants, et a adopté des politiques qui ont entraîné la poursuite de ces abus et l’impunité pour leurs auteurs ». M. Copé n’en a étrangement dit mot.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.