Détestable ? Oui, et pourtant…
L’affaire de l’attribution de la Coupe du monde au Qatar montre combien le business l’emporte sur les préoccupations sportives.
dans l’hebdo N° 1307 Acheter ce numéro

Tout commence par un dîner discret à l’Élysée, le 23 novembre 2010. Un dîner dont France Football révélera l’existence dans son édition du 29 janvier 2013, soit deux ans plus tard. Autour de la table, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, Michel Platini, président de l’UEFA, Sébastien Bazin, l’un des dirigeants du fonds d’investissement Colony Capital, propriétaire du PSG, et, last but not least, Hamad ben Khalifa al-Thani, émir du Qatar, accompagné de son Premier ministre. Particularité : le rendez-vous se tient une semaine avant le vote qui déterminera l’attribution de la Coupe du monde de 2022. Avant ce repas, Michel Platini avait laissé entendre qu’il penchait pour la candidature des États-Unis. Mais, quelques jours plus tard, c’est le Qatar qui est désigné. Contre tous les usages, le président de l’UEFA fera même savoir publiquement qu’il a voté en faveur de l’émirat. Plus troublant encore, cinq membres européens sur les huit que compte le comité directeur de la Fédération internationale de football association (Fifa) ont accordé leurs suffrages au Qatar. Nul besoin de beaucoup d’imagination pour en déduire que le dîner de l’Élysée a été l’occasion d’un énorme deal. Car c’est aussi peu après que le Qatar reprend le PSG en grande difficulté financière, investit dans le groupe Lagardère et crée le bouquet de télévision BeIN sport qui sera
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