Royal ne veut plus voir le loup
Répondant à la pression des éleveurs d’ovins, la ministre de l’Écologie durcit les mesures de contrôle contre l’animal, pourtant strictement protégé au niveau européen. Les associations crient au scandale.
dans l’hebdo N° 1313-1315 Acheter ce numéro

Augmentation du nombre des tirs autorisés, élargissement de leur périmètre, battue organisée au cœur d’un parc national : la guerre contre Canis lupus a repris de plus belle dans les alpages. Et c’est la ministre de l’Écologie qui est à la baguette. En l’espace de trois semaines, Ségolène Royal a fortement renforcé l’arsenal juridique anti-loup. Fin juin, elle portait à 36 le nombre d’individus qu’il sera légalement possible de « prélever » (c’est-à-dire d’abattre) dans l’année, contre 24 en 2013, soit une augmentation de 50 %. Ces tirs, encadrés par la préfecture et réalisés par des agents de l’État, pourront être pratiqués dans vingt départements, six de plus que l’an dernier. Au-delà de la région Rhône-Alpes, où, depuis l’Italie, le carnivore s’est naturellement réinstallé à partir de 1992, cette zone englobe désormais une portion importante du Massif central, la frange
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