Une question incongrue
Dans « la vraie vie », et non dans la comédie politique, la réponse de nos concitoyens à la question de confiance serait, au mieux, un immense éclat de rire.
dans l’hebdo N° 1318 Acheter ce numéro

La mécanique institutionnelle est ainsi faite : un Premier ministre qui vient de former un nouveau gouvernement se doit de prononcer devant l’Assemblée nationale un discours dit « de politique générale ». Et l’usage veut qu’il sollicite ensuite la « confiance » des députés. C’est donc ce que fera Manuel Valls mardi prochain. Apparemment, rien que du classique. Mais dans les circonstances actuelles, cette question a quelque chose d’incongru. Je ne peux m’empêcher de penser que si nous étions dans « la vraie vie », et non dans la comédie politique, la réponse de nos concitoyens serait, au mieux, un immense éclat de rire. Car voilà un Premier ministre et, derrière lui, un président de la République qui trompent leurs électeurs dans les grandes largeurs. En juin 2012,
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