Une question incongrue

Dans « la vraie vie », et non dans la comédie politique, la réponse de nos concitoyens à la question de confiance serait, au mieux, un immense éclat de rire.

Denis Sieffert  • 11 septembre 2014 abonné·es
Une question incongrue
© **Fête de l’Humanité** Comme chaque année, Politis aura son stand dans le Village des livres. Nous invitons nos lecteurs à un pot amical avec la rédaction, dimanche à midi. Pour ma part, j’animerai samedi à 15 h 30, sur le stand de la Gauche unitaire (av. Toussaint-Louverture) un débat sur le vaste thème de « Pour une majorité rose, rouge, vert ».

La mécanique institutionnelle est ainsi faite : un Premier ministre qui vient de former un nouveau gouvernement se doit de prononcer devant l’Assemblée nationale un discours dit « de politique générale ». Et l’usage veut qu’il sollicite ensuite la « confiance » des députés. C’est donc ce que fera Manuel Valls mardi prochain. Apparemment, rien que du classique. Mais dans les circonstances actuelles, cette question a quelque chose d’incongru. Je ne peux m’empêcher de penser que si nous étions dans « la vraie vie », et non dans la comédie politique, la réponse de nos concitoyens serait, au mieux, un immense éclat de rire. Car voilà un Premier ministre et, derrière lui, un président de la République qui trompent leurs électeurs dans les grandes largeurs. En juin 2012,

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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