Landivisiau : la centrale passe en force
L’État s’apprête à autoriser la construction d’une turbine à gaz pour l’alimentation électrique de la Bretagne, en dépit d’une forte opposition locale, dont les options alternatives ont été négligées.
dans l’hebdo N° 1340 Acheter ce numéro

Zone d’activité du Vern, au nord de Landivisiau, jeudi 5 février. Une pelleteuse et des engins de forage s’activent. Le fournisseur d’électricité Direct énergie vient d’engager une campagne de carottages pour sonder le sous-sol et préparer la construction d’une centrale électrique à gaz. Surgis d’une combe, une vingtaine d’opposants résolus franchissent la petite clôture et installent leurs banderoles : « Non à la centrale », « Avec les particules fines, votre cancer vous dit merci ! », « Des millions pour Direct énergie ; pour isoler nos maisons, pas de subventions ! », « Démocratie bafouée, population mobilisée ».
Ivan Roussin, directeur de la communication de Direct énergie en visite sur le site, est pris à partie. « Pourquoi attaquer les travaux alors que le préfet n’a pas encore signé de décrets et qu’il y a des recours judiciaires ? », lance Christiane Reich, membre du collectif Garantir l’avenir solidaire par l’autonomie régionale énergétique (Gaspare). Mutisme du cadre, pris au dépourvu. Loïc Le Pollès insiste : « Donnez-nous le nom de votre ingénieur environnemental ! » Producteur bio de plantes aromatiques et médicinales à proximité, il redoute les fumées de la future installation. Deux jours plus tard, une cinquantaine de militants
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