La mauvaise note de Le Guen

La montée du FN est d’abord une question politique et sociale. Une manifestation de désespoir en l’absence d’alternatives au libéralisme.

Denis Sieffert  • 12 mars 2015 abonné·es
La mauvaise note de Le Guen

Si on en croit Manuel Valls, Marine Le Pen serait donc aux portes de l’Élysée, prête à donner l’assaut ultime. Et pas après-demain, en 2027, ni même en 2022, mais en 2017. Exagération ? Sans nul doute. Tentative désespérée à deux semaines des départementales pour mobiliser un électorat qui se détourne ? À l’évidence. Mais on ne reprochera pas au Premier ministre cette soudaine dramatisation, qui est de bonne guerre. Ce qui est plus choquant dans ce discours, c’est l’analyse des causes et la désignation des coupables : nous tous, électeurs de gauche, avachis, résignés, anesthésiés par « l’accoutumance », et frappés d’ « endormissement ». Et que dire des « intellectuels », ces « grandes consciences » qui rechignent à « monter au créneau »  ? On ne sait pas trop qui est digne de cette labellisation, hormis Michel Onfray, pris à partie

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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